"Souvent isolés, sans conseil ni soutien", les élus d'opposition dans les conseils municipaux "ont besoin de s'unir et de bénéficier d'un véritable appui dont les termes doivent être inscrits dans la loi", a souligné Clotilde Ripoull, conseillère municipale centriste à Perpignan, à l'initiative de la création, en 2010, de l'Aélo, association transpolitique.
Elle a fait valoir, au cours d'une conférence de presse, l'"insuffisance des contre-pouvoirs" mis en place dans les collectivités territoriales "malgré les acquis de la décentralisation" engagée il y a 30 ans.
L'association a donc profité de la campagne présidentielle pour interpeller les candidats et présenter des propositions concrètes pour améliorer le fonctionnement de la démocratie locale.
Ainsi, pour "rénover la vie publique", ces élus d'opposition demandent que, dans toute collectivité territoriale de plus de 3 500 habitants, la présidence de la commission des finances soit confiée à un membre de l'opposition.
Ils souhaitent également que dans toutes les assemblées locales soit assurée la présence proportionnelle des élus d'opposition.
Ils proposent aussi la mise en place d'un "médiateur national des élus", avec l'ensemble des autres associations d'élus, afin d'améliorer les conditions d'exercice des mandats locaux et de limiter les recours au tribunal administratif.
L'association souhaite enfin parvenir à la création d'un véritable statut de l'élu local.
Après des assises que ces élus d'opposition pensent organiser en 2013, Mme Ripoull a espéré parvenir à l'élaboration d'une charte de leurs droits.
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