Ces évolutions régionales sont le reflet des faiblesses de la croissance nationale estimée par le cabinet à 0,3 %, souligne l'étude. Le PIB de la Lorraine devrait reculer de 0,4 % cette année et celui de la Picardie de 0,1 %. Celui de la Corse pourrait progresser de 1 %, suivi de ceux des régions du sud-ouest : Midi-Pyrénées + 0,9 %, et Aquitaine 0,8 %, autant que l'Auvergne. Viennent ensuite Pays de la Loire et Île-de-France, 0,5 % chacun, Bretagne, Bourgogne, Poitou-Charentes et Paca, 0,4 %, Centre, Champagne-Ardenne, France-Comté, Alsace, Languedoc-Roussillon et Limousin 0,2 %.
En Basse et en Haute-Normandie, en Rhône-Alpes et dans le Nord-Pas-de-Calais, la croissance serait tout juste positive, 0,1 %. Pour l'ensemble de l'outremer, l'étude prévoit une croissance de 0,4 %.
La mondialisation est gagnante pour un petit nombre de secteurs dans lesquels la France est compétitive, comme l'aéronautique, le tourisme, certains biens d'équipement, l'agroalimentaire ou la pharmacie, souligne l'étude. En revanche, elle est impitoyable pour la métallurgie, l'ameublement, l'automobile, ou le textile.
Or, les points forts ne sont pas localisés géographiquement au même endroit que les points faibles. "Cette situation perdure depuis dix ans et oppose des régions qui ont la chance d'être positionnées sur les secteurs gagnants (Midi-Pyrénées et l'aéronautique, l'Île-de-France et la finance) à d'autres dont l'héritage est moins heureux (la Lorraine avec l'automobile et la métallurgie, la Haute-Normandie et les industries lourdes groupées autour du Havre)", ajoutent ses auteurs.
Pour Asterès, l'ensemble des régions est confronté à la nécessité de relever la compétitivité. Dans cette optique, il défend l'idée d'une plus grande territorialisation des politiques de compétitivité.
Le cabinet souligne aussi les fortes incertitudes autour de son scénario de croissance de 0,3 %, soulignant qu'il pourrait être revu à la baisse en fonction de l'évolution des situations espagnole et grecque. La récession serait alors plus forte en Lorraine et en Picardie. À l'inverse, une dépréciation significative de l'euro par rapport au dollar donnerait une bouffée d'oxygène à ces deux régions ainsi qu'aux autres régions exportatrices, notamment Rhône-Alpes, Alsace et Franche-Comté.
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