Une journée pour défendre les valeurs de la fonction publique et un « modèle social »

Dialogue social

Quatre syndicats de la fonction publique, CGT, FSU, Solidaires, FAFP ont organisé mardi 29 novembre une journée pour défendre ses valeurs et dénoncer les attaques dont elle est l’objet, qui posent, selon eux, « la question de notre choix de société ».

À Paris, ces quatre syndicats devaient être reçus au ministère de la Fonction publique pour faire entendre leurs revendications après un rassemblement d’environ 500 personnes sur l’esplanade du musée d’Orsay à la mi-journée, selon les syndicats.

D’autres rassemblements et actions de sensibilisation aux enjeux des services publics étaient prévus en région, a expliqué Denis Turbet-Delof de Solidaires lors d’une conférence de presse. À Nice, environ 150 personnes se sont rassemblées, selon la police, pour dire « l’austérité, ça suffit ».

« On souhaite que les politiques, François Fillon (LR) – qui propose de supprimer 500 000 postes de fonctionnaires – et tous ceux qui se présenteront à l’élection présidentielle, disent comment on fait. C’est possible techniquement de supprimer 500 000 fonctionnaires mais soit on ne rend plus de services, soit on les maintient et on les privatise et ça a un coût », a dit Bernadette Groison (FSU).

« Quel choix de modèle social voulons-nous ? C’est ce débat qui est ouvert », a-t-elle ajouté, parlant d’une fonction publique sur « la sellette ».

« Aujourd’hui plus que jamais les fonctionnaires ont le sentiment qu’ils doivent travailler plus pour assurer leurs missions avec beaucoup moins de moyens. Leurs conditions de travail se sont considérablement dégradées par la remise en cause de leur temps de travail », a estimé Mireille Stivala de la fédération CGT santé social, en évoquant « des suicides » en recrudescence dans les professions de santé.

« La fonction publique hospitalière c’est 1,2 million de fonctionnaires ; après le passage aux 35 heures il manquait 40 000 paramédicaux, 30 000 ont été embauchés, il en manque 10 000 », a dit Pascal Carretey de la Fédération autonome (FAFPH). « On aura beau réorganiser comme on veut les hôpitaux, il va falloir des soignants », a-t-il ajouté, parlant lui aussi de « choix de société ».

 

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Posté le par Rédaction Weka

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