L'absentéisme, une réalité différente des a priori
À l'occasion de l'examen du projet de la loi Ciotti au printemps 2010, l'Unaf a voulu mieux comprendre ce qui motive l'absentéisme des jeunes et comment réagissent leurs parents. Menée auprès d'une trentaine de familles, l'enquête donne des résultats éclairants, loin des idées reçues. Elle révèle un absentéisme aux motifs variés, classé en trois grandes catégories de causes :L'attitude des parents est diversifiée
L'Unaf indique que les jeunes sont plus ou moins conscients des conséquences de leur absentéisme, et que les parents réagissent très diversement : échange et compréhension, sanctions ou menaces, ou encore complicité avec l'enfant. Les parents interrogés, même s'ils reprochent à leur enfant de s'absenter, mettent souvent en cause l'école : manque de psychologie des professeurs, manque d'humanité, pression trop forte… Ils souhaitent un contrôle ferme doublé d'humanité dans les relations. L'étude montre que l'aide à la parentalité serait souvent utile. Paradoxalement, les jeunes absentéistes sont demandeurs d'un cadre strict qui les aident à lutter contre leur « désir d'absence » : « On écrit nous-mêmes nos mots, et même si le surveillant le voit, il prend le billet », témoigne un élève.La loi Ciotti risque d'être inopérante : des solutions plus efficaces existent
L'étude montre qu'il convient de cerner la part de responsabilité des établissements. « Tous n'instaurent pas une relation de confiance avec les familles, tous ne dialoguent pas avec le jeune pour le responsabiliser », affirme l'Unaf. Concernant l'aspect légal, l'étude montre – témoignages à l'appui – que le durcissement récent de la loi sera certainement inopérant.