Étude qualitative sur l'absentéisme scolaire

01 nov. 2010
Rares sont les études sur l'absentéisme scolaire, notamment les études qualitatives. Celle que propose l'Union nationale des associations familiales (Unaf) offre un éclairage intéressant et éloigné des idées reçues.

L'absentéisme, une réalité différente des a priori

À l'occasion de l'examen du projet de la loi Ciotti au printemps 2010, l'Unaf a voulu mieux comprendre ce qui motive l'absentéisme des jeunes et comment réagissent leurs parents. Menée auprès d'une trentaine de familles, l'enquête donne des résultats éclairants, loin des idées reçues. Elle révèle un absentéisme aux motifs variés, classé en trois grandes catégories de causes :
  • L'élève qui s'absente parce qu'il est en difficulté et est découragé par les mauvais résultats : « Je suis l'avant-dernière de la classe, je sèche parce que c'est trop dur », clame une élève.
  • Un second groupe relève d'un mal-être adolescent ou de difficultés psychiques. « Il ne voit plus son père depuis cinq ans, il s'est renfermé sur lui-même », affirme ainsi une mère.
  • Un dernier facteur est l'orientation subie : « On m'a dit d'aller en secrétariat, que c'était un bon métier, et c'est tout le contraire. »

L'attitude des parents est diversifiée

L'Unaf indique que les jeunes sont plus ou moins conscients des conséquences de leur absentéisme, et que les parents réagissent très diversement : échange et compréhension, sanctions ou menaces, ou encore complicité avec l'enfant. Les parents interrogés, même s'ils reprochent à leur enfant de s'absenter, mettent souvent en cause l'école : manque de psychologie des professeurs, manque d'humanité, pression trop forte… Ils souhaitent un contrôle ferme doublé d'humanité dans les relations. L'étude montre que l'aide à la parentalité serait souvent utile. Paradoxalement, les jeunes absentéistes sont demandeurs d'un cadre strict qui les aident à lutter contre leur « désir d'absence » : « On écrit nous-mêmes nos mots, et même si le surveillant le voit, il prend le billet », témoigne un élève.

La loi Ciotti risque d'être inopérante : des solutions plus efficaces existent

L'étude montre qu'il convient de cerner la part de responsabilité des établissements. « Tous n'instaurent pas une relation de confiance avec les familles, tous ne dialoguent pas avec le jeune pour le responsabiliser », affirme l'Unaf. Concernant l'aspect légal, l'étude montre – témoignages à l'appui – que le durcissement récent de la loi sera certainement inopérant.

Les solutions suggérées par cette étude sont résumées en quatre points : donner du sens au devoir d'assiduité, mettre en place un cadre cohérent co-impliquant les personnels et les familles, résoudre au cas par cas les situations de souffrance et soutenir les parents.

Références :

L'absentéisme scolaire : point de vue des jeunes « absentéistes » et de leurs parents,
« Étude qualitative », n° 3, Union nationale des associations familiales, septembre 2010.

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    Corinne.M

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    Je me demande si une commune peut approuver son plan local d’urbanisme avant que le SCOT en cours d’élaboration ne soit lui-même approuvé ?

    c.

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