Entre 2005 et 2010, « le potentiel d'emplois consacré au remplacement n'a cessé de croître pour atteindre 26 400 équivalents temps plein fin 2009 ».
Dans le second degré, les absences de courte durée sont celles qui sont « les plus ressenties du fait de la faiblesse de leur couverture ». En effet, elles constituent plus de 80 % des absences non couvertes.
Parmi elles, environ 50 % des absences correspondent à une durée inférieure ou égale à deux jours, et les trois quarts à une durée inférieure ou égale à cinq jours. Le second degré est particulier de ce point de vue. Il y est difficile d'assurer un remplacement dans des conditions satisfaisantes dès le premier jour, car « services académiques et établissements ont assez largement renoncé à assurer de manière efficace le remplacement des absences de moins de quinze jours ».
Les absences de longue durée équivalaient, en 2009-2010, à 10,432 millions d'heures. En revanche, contrairement aux absences de courte durée, elles bénéficient d'un taux de couverture conséquent, à savoir 96,2 %.
Pour 2007-2008, les inspections générales ont constaté la répartition suivante :
En raison de la très grande féminisation du corps passé, entre 2000 et 2010, de 77,8 à 81,5 % dans le premier degré public et de 56,7 à 57,6 % dans le second degré public, les absences liées à ce motif sont importantes chez les enseignantes.
La durée moyenne de l'absence pour maternité, si l'on y inclut les congés associés, est de 110 jours, avec une part plus importante pour le premier degré.
Les absences sont globalement bien couvertes par le système de remplacement. Cela dit, l'inspection générale évoque « un défaut global d'information sur cette question lié, d'une part, à l'absence de recensement exhaustif de ces absences et, d'autre part, à un manque de régulation ». Il n'existe visiblement pas d'encadrement particulier.
On note, dans le public, une insuffisance des viviers des professeurs remplaçants alors même que le ministère de l'Éducation nationale a trouvé d'autres pistes :
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