Les collectivités devront renforcer leur contribution au développement de l’éducation artistique et culturelle

Éducation

Tous les jeunes, à tout âge, doivent bénéficier d’une éducation artistique et culturelle. C’est l’une des priorités du quinquennat. Les collectivités ont un rôle à jouer dans cette politique, comme le rappelle une circulaire du 10 mai.

L’éducation des jeunes à l’art et à la culture est une des priorités du président de la République, rappelée par la ministre de la Culture Françoise Nyssen, le 19 mai, à la Grande halle de la Villette.

Une circulaire, signée le 10 mai par l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, va dans le sens des ambitions d’Emmanuel Macron.

Objectif : mieux structurer l’intervention de l’État sur les territoires et favoriser le développement de l’éducation artistique et culturelle (EAC), en priorité pour les populations et les territoires les plus vulnérables. L’action interministérielle associera davantage les collectivités, qui portent la plupart des initiatives extra-scolaires locales.

L’EAC vise à garantir à tous les jeunes un accès « à la culture, aux œuvres et aux expériences sensibles », à tout âge et en tout lieu : établissements scolaires, accueils collectifs péri-scolaires et extra-scolaires, structures culturelles pour la jeunesse, hôpitaux pour enfants malades, lieux de détention…

Chaque jeune sera suivi et accompagné lors d’un parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC), y compris les élèves en décrochage scolaire. Pour mieux associer les collectivités, les conventions pluriannuelles avec les directions régionales des affaires culturelles (Drac) seront poursuivies. Elles doivent être cohérentes avec les projets de territoire : projets éducatifs territoriaux (PEDT), contrats de ville et contrats de ruralité notamment. Plus de 390 conventions ont déjà été conclues ces dernières années : convention-cadre d’EAC, contrat local ou territorial d’EAC, plan local d’EAC, contrat territoire lecture…

Inscrit dans le projet global de formation de l’élève lié à la scolarité obligatoire, le PEAC doit permettre d’équilibrer l’enseignement et les activités artistiques et culturelles, pratiquées avec un encadrement ou seul. Il doit privilégier un réseau d’écoles et d’établissements scolaires, de la maternelle au lycée, et les structures culturelles et socio-culturelles du bassin de vie, et donner lieu à des projets innovants.

À chaque cycle d’enseignement, les élèves devront bénéficier d’une rencontre : accueil d’œuvres et d’artistes en résidence dans les établissements scolaires, intervention de professionnels, jumelage avec une structure culturelle ou une équipe artistique.

Certains dispositifs (éducation à l’image, éducation à l’information et aux médias, pratiques collectives musicales et chorales, plastiques, architecturales, théâtre, danse), seront encouragés et renforcés à l’école et en dehors, en particulier dans les territoires les plus fragiles, et en complémentarité avec les enseignements artistiques.

Les régions seront incitées à inscrire l’éducation artistique et culturelle à l’ordre du jour des conférences territoriales de l’action publique (CTAP), et les EPCI à réunir des comités locaux de pilotage (CLP) de l’éducation artistique et culturelle.

Depuis février dernier, le Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle (HCEAC), inclut les représentants des métropoles et intercommunalités ; il devient l’instance nationale privilégiée du dialogue entre l’État et les collectivités autour de cette politique.

Un comité territorial de pilotage (CTP) de l’éducation artistique et culturelle, auquel participeront les présidents du conseil régional, des conseils départementaux et des associations départementales des maires, établira une carte des territoires désignés comme prioritaires : zones rurales et périurbaines, quartiers de la politique de la ville, territoires d’outre-mer les plus vulnérables… Il définira également les grands axes stratégiques de développement de cette politique.

Marie Gasnier

Posté le par Marie Gasnier

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