Le Code des marchés publics de 2008 donne la possibilité aux pouvoirs adjudicateurs d’exiger systématiquement la remise des offres sous la forme électronique. Et les entreprises informatiques sont déjà dans l’obligation de dématérialiser toutes les pièces de leurs marchés.
Une première étape dans la poursuite de l’objectif d’une administration « zéro papier » avait été franchie avec l’obligation inscrite dans le code des marchés de 2005.
Voici quelques conseils pour surmonter les derniers obstacles avant la dématérialisation totale des procédures de marchés publics.
S’engager dans un processus de mutualisation des plates-formes électroniques permet d’optimiser les coûts de fonctionnement qui en découlent et de limiter pour les candidats le nombre de sites à visiter pour connaître les procédures en cours de consultation.
Le pouvoir adjudicateur veillera à ne pas verrouiller le format des documents qui doivent être renseignés par les entreprises, le PDF devant être réservé aux seuls documents qui ne doivent pas être modifiés. Sans doute devons-nous réfléchir à des dispositions plus innovantes de nos dossiers de consultation en recourant plus fréquemment aux formulaires qui garantissent au pouvoir adjudicateur le contenu des informations qu’il met en ligne tout en facilitant son remplissage par le candidat.
Les plans, bien que fournis de manière dématérialisée, doivent être disponibles sous la forme papier car, dans la majorité des cas, les entreprises demandent un exemplaire sous cette forme pour faciliter leur réponse.
L’acheteur n’hésitera pas à valoriser auprès des candidats les avantages de la dématérialisation tout en répondant aux objections qui sont généralement formulées :
S’il est séduisant, pour les pouvoirs adjudicateurs, de saisir dès maintenant l’opportunité d’exiger systématiquement la remise des offres sous la forme électronique, attention néanmoins à ne pas réitérer les erreurs commises en 2005. Est-il cohérent, en effet, d’exiger des offres électroniques alors que la transmission au contrôle de légalité et au comptable balbutient au point que, dans bien des cas, il est nécessaire de rematérialiser l’offre pour que les contrôles puissent s’opérer conformément aux desiderata des services de l’État ?
Catherine Lambert
Expert juridique à l’AACT et directeur de la commande publique
au conseil général de la Côte d’or
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