L’utilisation des produits d’entretien a un impact environnemental considérable. Mais les collectivités ne peuvent s’en passer, que ce soit, par exemple, pour le nettoyage des gymnases ou des salles de classe. Voici donc quelques conseils et outils à utiliser pour acheter et utiliser ces produits de manière écoresponsable.
Toute démarche réellement écoresponsable débute impérativement par cette phase. L’acheteur doit évaluer avec soin la quantité et le type de produits dont il a besoin en privilégiant les concentrés ou multi-usages avec doseurs.
L’acheteur peut exiger, en référence aux articles 6 et 53 du Code des marchés publics, l’utilisation de produits répondant aux exigences des écolabels européen (« la fleur »), nordique (« le Cygne ») et allemand (« Blue Angel ») ou équivalent, qui garantissent un moindre impact sur l’environnement. Pour ceux qui ne sont pas encore couverts par ces écolabels, il prendra en compte la concentration des produits, le taux de biodégradabilité, et la limitation du contenu en substances dangereuses.
Afin de réduire ses coûts de gestion, l’acheteur peut jouer sur le conditionnement du produit en limitant la quantité de déchets générés (en imposant par exemple un flacon de cinq litres au lieu de cinq flacons d’un litre, ou des éco-recharges, ou en interdisant les lingettes). Il peut également exiger du fournisseur la reprise et la valorisation de certains de ses emballages (cartons par exemple). L’approche en coût global est une composante essentielle de la démarche.
L’acheteur peut réserver la fourniture de certains produits (sacs poubelles, lavettes…) à des entreprises adaptées ou à des ESAT (établissements et services d’aide par le travail) (article 15 du CMP). Il peut également prévoir que le titulaire réservera un certain quota d’heures à des personnes en difficulté pour l’exécution du marché (article 14 du CMP).
Afin de réduire les gaz à effet de serre générés par les livraisons, l’acheteur cherchera à en limiter le nombre et pourra demander au fournisseur un mode de transport propre.
Le titulaire devra également former les utilisateurs à de nouvelles pratiques quotidiennes : utilisation raisonnée des produits, préservation de la ressource en eau (moindre utilisation), limitation des consommations d’énergie (extinction des luminaires ou appareils ménagers une fois la prestation effectuée…), sensibilisation à la dangerosité des produits… Chacun est ainsi pleinement écoresponsable.
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