La proposition de Nicolas Sarkozy, mardi 3 avril, d'étendre aux "grosses collectivités territoriales" le principe du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux avait suscité une levée de boucliers à gauche, François Hollande et son camp y voyant une manière d’attaquer les services publics de proximité.
Soulignant la nécessité du retour à l'équilibre budgétaire, M. Richert affirme dans un communiqué que la Corrèze, présidée par François Hollande, "n'est pas un exemple à citer". Or, souligne-t-il, "si l'État représente aujourd'hui 35 % de la dépense publique et la sécurité sociale 45 %, les collectivités locales en représentent 20 %" et "l'augmentation des dépenses des collectivités a eu un impact direct sur l'endettement de l'État à hauteur de 50 milliards d'euros sur la période 2003-2010". "Les collectivités locales doivent donc naturellement prendre part à l'effort commun de redressement des comptes publics", affirme le ministre.
"Depuis 2007", ajoute-t-il, "les effectifs des collectivités ont augmenté de 100 000 agents". "En dehors des transferts de compétences liés à la décentralisation, les départements ont ainsi augmenté leurs effectifs de 57 %, les intercommunalités de 177 % et les régions de 173 %", détaille-t-il, estimant que "la seule stabilisation de leurs effectifs aurait permis une moindre dépense d'un montant de 8 milliards d'euros".
"Pour la France comme pour la Corrèze", écrit M. Richert,"M. Hollande veut faire illusion en étant dispendieux comme si c'était la réponse à nos problèmes". "En réalité, c'est bien l'État qui en lui apportant une aide de plus de 10 millions d'euros est venu remettre en selle un Conseil général de Corrèze proche du dépôt de bilan", ajoute-t-il. François Hollande s'est encore récemment défendu sur ce sujet en rappelant que son département était géré jusqu'en 2008 par la droite et à l'époque déjà très endetté.
Pour Philippe Richert, "alors même qu'il réduit son train de vie, l'État ne peut continuer à s'endetter pour garantir aux collectivités territoriales leurs ressources, alors que celles-ci n'auraient pas d'obligation de résultat en matière de maîtrise budgétaire".
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