Interrogé sur une éventuelle augmentation des salaires des fonctionnaires, comme pour le smic pour lequel il a promis le 18 avril "un coup de pouce", François Hollande a répondu : "C'est la même logique, donc il faut que chacun sache que c'est dans le secteur privé que la question du smic se pose et que dans le secteur public, notamment dans la fonction publique d'État (...) il y aura aussi une négociation". Il a précisé : "cela entraîne la fonction publique territoriale".
Le 18 avril, François Hollande déclarait à l'AFP, que s'il était élu, il donnerait un coup de pouce au smic en juillet à l'issue de la conférence sociale avec les partenaires sociaux et qu'ensuite interviendrait un "réajustement mécanique" à partir de 2013. Ce réajustement "se fera chaque année en fonction des prix - l'indexation - et en fonction d'une part de la croissance", avait-il précisé.
La rémunération des 5,3 millions de fonctionnaires (État, Territoriale et Hospitalière) est basée sur un point d'indice qui concerne tous les agents, auquel s'ajoutent des mesures individuelles et catégorielles. Pour calculer le salaire d'un agent, on multiplie ainsi le point d'indice (actuellement fixé à 55,5635 euros) par l'indice de traitement (déterminé par le grade et le corps auquel appartient l'agent). Y sont ajoutées les primes et rémunérations annexes.
L'augmentation de ce point d'indice a été gelée deux années de suite en 2011 et 2012, au grand dam des syndicats de fonctionnaires qui font valoir qu'il s'agit de la seule mesure équitable, car elle concerne l'ensemble des agents.
La dernière augmentation de ce point remonte au 1er juillet 2010. La hausse de 0,5 %, accompagnée d'un relèvement du minimum de traitement des fonctionnaires avait alors représenté un coût d'1 milliard d'euros. En dehors de la question du point d'indice qui relève du pouvoir de décision du gouvernement, la rémunération d'un agent public ne peut être inférieure au smic.
Un "coup de pouce" au salaire minimum du privé engendrerait donc l'augmentation du minimum de traitement des agents. En janvier, ce minimum de traitement a ainsi été revalorisé suite à une hausse du smic liée à l'inflation. Cela a représenté un coût de 562 millions d'euros pour les employeurs publics.
Selon les dernières données disponibles, le salaire mensuel moyen net était de 2 377 euros par mois dans la Fonction publique d'État, dont 16 % sous forme de primes et rémunérations annexes, 2 156 dans l'Hospitalière et de 1 830 dans la Territoriale. À titre de comparaison, le salaire mensuel moyen net des salariés du privé était de 2 069 euros en 2008.
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