Des panneaux portant la mention « Ville adhérente d'Elus locaux contre le sida, ville engagée ! » ont été installés aux cinq entrées de la ville, a constaté une journaliste de l'AFP. Ils ont été inaugurés jeudi par le maire (PRG) de Carrières-sous-Poissy, Eddie Aït, accompagné du conseiller régional (PS) d'Ile-de-France et président d'ELCS, Jean-Luc Romero. « Le sida se soigne aussi par la politique », a déclaré M. Aït à la presse. « Cet affichage a une force symbolique. C'est un rappel de la responsabilité des collectivités locales, la ville étant un échelon comme l'Etat ou l'Europe, et nous allons poursuivre notre engagement, ainsi que travailler sur ce label pour encourager les communes », a expliqué le maire.
Carrières-sous-Poissy, dont le conseil municipal a voté à l'unanimité l'adhésion de la commune à ELCS, mène notamment des actions de sensibilisation auprès des collégiens et dispose d'une permanence santé ciblée sur le VIH. « C'est par la volonté politique que les choses avanceront », a souligné M. Romero, regrettant que « les politiques ne parlent plus du sida, alors que jamais autant de personnes n'ont vécu avec cette maladie en France et que plus de 40.000 individus ne connaissent pas leur statut sérologique ».
Les deux élus ont également dénoncé les discriminations dont sont victimes les personnes atteintes du VIH. « Il existe des discriminations jusqu'à la mort. Si un médecin fait apparaître que la personne décédée est séropositive, elle n'a pas droit aux soins de conservation. Le gouvernement s'apprête à renouveler cette législation scandaleuse », a déploré M. Romero. Chaque année en France, environ 7.000 nouvelles personnes sont infectées par le VIH et ce chiffre ne diminue pas depuis quelques années.
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