Cancer du col: le Haut Conseil de la santé publique pour la poursuite de la vaccination

Santé

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande la poursuite de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus, ou vaccination HPV (contre les papillomavirus humains), dont l’efficacité avait été mise en doute l’été dernier par un collectif de médecins.

Dans un avis du 21 octobre, qui vient d’être mis en ligne, le HCSP considère « qu’il n’existe aucune donnée actuelle susceptible de remettre en cause l’efficacité de ces vaccins » (Gardasil, de Sanofi Pasteur MSD, et Cervarix, de GlaxoSmithKline). Il relève également que « le suivi des effets secondaires notifiés dans les suites d’une vaccination HPV n’a révélé à ce jour aucun signal de pharmacovigilance ».

Toujours selon le HCSP, « il n’existe actuellement aucune donnée suggérant un caractère potentiellement délétère du vaccin dans certaines catégories de la population, en particulier de risque de survenue de cancer chez des femmes préalablement infectées ». Le HCSP recommande en conséquence « une amélioration de la couverture vaccinale » et la mise en oeuvre de « tout moyen qui permette d’atteindre les populations chez lesquelles le dépistage risque d’être le moins réalisé, même si la vaccination ne saurait en aucun cas remplacer ce dépistage ».

Le HCSP souhaite par ailleurs « la généralisation rapide du système de dépistage organisé selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé ». Les deux vaccins HPV (contre les infections à papillomavirus humains, responsables de cancers du col de l’utérus) s’adressent aux jeunes filles âgées de 14 à 23 ans et sont remboursés à 65% par la Sécurité sociale. Le taux de couverture vaccinale au 31 décembre 2010 était estimé pour les jeunes filles nées en 1993 (17 ans), 1994 (16 ans) et 1995 (15 ans) respectivement à 52,6%, 50,0% et 38,7% pour une dose de vaccin et à 36,0%, 33,4% et 20,3% pour trois doses (schéma recommandé).

La vaccination ne protège pas contre tous les types de papillomavirus humains cancérigènes ou contre des infections déjà existantes. Elle ne remplace donc pas le dépistage par le frottis cervico-utérin, qui doit être poursuivi, chez les femmes vaccinées ou non vaccinées, selon les recommandations officielles.

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Posté le 24/11/11 par Rédaction Weka

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