Sécurisation des établissements de santé : l’État confirme quatre axes forts

Santé

La sécurisation des établissements de santé doit permettre de garantir le niveau des soins, l’accueil des patients et la qualité de vie au travail des personnels.

Le plan interministériel de sécurisation des établissements de santé, lancé l’an dernier, couvre aussi bien la lutte contre les incivilités, la malveillance et les violences du quotidien que la protection contre le risque terroriste et la cyber-sécurité. Face à la recrudescence des menaces de tout ordre qui touchent l’hôpital, des plans de sécurisation d’établissement (PSE) ont été rendus obligatoires dans chaque structure. « Penser la sécurisation des établissements est donc une approche globale garantissant le niveau des soins, l’accueil des patients et la qualité de vie au travail des personnels », a déclaré le 7 novembre la ministre des Solidarités et de la Santé, à l’occasion d’un colloque sur le sujet.

En clôture de ce colloque, Agnès Buzyn s’est engagée sur « quatre axes forts ». À savoir :

  • Une dynamique de proximité : les Agences régionales de santé (ARS), qui animent les politiques locales en lien avec les préfectures et les parquets, bénéficient d’un accompagnement financier à hauteur de 75 millions d’ euros sur 3 ans, dans le cadre du Fonds de modernisation des établissements de santé publics et privés (FMESPP). Cette enveloppe vient compléter le Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) du ministère de l’Intérieur.
  • Une qualité de vie retrouvée au travail : éradiquer la malveillance et l’incivilité subies par les personnels est au cœur des enjeux, a rappelé la ministre. À cet effet, un Observatoire national des violences en santé (ONVS) est chargé de recenser les actes de violence constatés dans les établissements. « Déclarer, c’est faire évoluer les mentalités : les pouvoirs publics incitent donc à signaler », insiste Agnès Byzyn.
  • Des équipes responsabilisées : les professionnels ayant un rôle à jouer dans leur propre sécurité et celle de leurs patients, des actions de formation seront mises en place « dès 2018 », a annoncé la ministre. De plus, une réflexion sera conduite sur l’évolution des métiers de la sécurité et de la sûreté.
  • Une réelle cyber-sécurité : le plan d’action de sécurité des systèmes d’information et le portail des signalements « constituent une réponse concrète face aux incidents graves ». « Ces exigences de sécurité obligent les acteurs à travailler en étroite concertation afin de trouver des réponses collectives et de préserver les conditions d’exercice de professionnels dont l’abnégation honore notre système de santé car l’hôpital n’est plus un sanctuaire à l’abri des violences. Il doit pouvoir y faire face sans mettre en péril ses valeurs d’ouverture, d’accessibilité et d’absence de discriminations auxquelles sont attachées les personnes qui y exercent », a conclu la ministre des Solidarités et de la Santé.

Posté le par Rédaction Weka

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