La liste de produits, médicaments et ustensiles nécessaires pour pouvoir assurer les premiers soins est vaste, des antiseptiques aux pansements et autres compresses, des pommades aux instruments divers.
Un listing indispensable pour constituer une armoire à pharmacie complète.
Les antiseptiques
Les antiseptiques servent à désinfecter les plaies comme les coupures, les éraflures…, mais aussi certains boutons (acné). Il en existe plusieurs, chacun ayant ses avantages et ses inconvénients, voire certaines recommandations à tenir (Diaseptyl, Mercryl, Dakin, Bétadine, Biseptine, Hexomédine, Pharmadose vert…). On les trouve sous différentes formes (solutions liquides, lingettes, sprays, dosettes à usage unique) :
- Diaseptyl : cette solution antibactérienne à la chlorhexidine est incolore, ne pique pas, ne colore ni la peau ni les vêtements, et peut être utilisée sur les peaux fragiles ;
- Mercryl : cette solution moussante associe plusieurs substances antiseptiques. Elle est utilisée pour nettoyer les plaies ou brûlures peu importantes. Elle peut provoquer une réaction allergique cutanée (eczéma), des brûlures locales, des picotements, un prurit ou une sécheresse de la peau. Il est indispensable de bien se rincer les mains après usage ;
- Dakin : cet antiseptique local est utilisé pour désinfecter la peau, les muqueuses et les plaies superficielles. Il peut également être utilisé en lavage, en bain local, par compresses imbibées ou par pansements humides. Une légère sensation de brûlure ou d’irritation peut être ressentie lorsque ce produit est appliqué sur une plaie ;
- Bétadine : cet antiseptique local est utilisé pour la désinfection de la peau et des muqueuses, des petites plaies, des déchirures cutanées, des écorchures et des brûlures de faible surface du premier degré (brûlures légères). Il peut provoquer des réactions allergiques locales. Attention : son liquide coloré a pour effet de cacher en partie l’état de la plaie ;
- Biseptine : cet antiseptique local est utilisé pour la désinfection des plaies superficielles et des lésions cutanées, infectées ou exposées à un risque d’infection. Il est incolore, ne pique pas et peut être utilisé sur les peaux fragiles.
Les compresses
Les compresses, avec l’ajout d’un antiseptique, permettent de nettoyer une plaie. Il est recommandé d’utiliser la technique dite « en spirale », qui consiste à aller de l’intérieur vers l’extérieur de la plaie pour éviter de la souiller.
Elles servent également de protection (un grand pansement) en cas de plaie étendue. Il est important d’appliquer un bout de sparadrap de chaque côté de la compresse afin d’éviter d’exposer la plaie à l’air libre.
Il existe également des compresses préalablement imprégnées d’un antiseptique (Pharmadose vert), d’un calmant contre la douleur (Pharmadose orange), d’alcool à 70° (Pharmadose bleu) ou d’éosine (Pharmadose rouge) : elles permettent de gagner de la place dans une trousse de secours.
Les pansements
Ils permettent de protéger une plaie de toute intrusion de microbes ou de bactéries. Ils évitent également de salir, ou de protéger du contact d’un vêtement. Il en existe de plusieurs sortes (de tailles différentes, résistants à l’eau, « double peau »).
Il est préférable de les enlever lorsque la plaie le permet afin qu’elle puisse cicatriser plus rapidement, et notamment la nuit.
Les bandes
Dans le cadre de la fonction d’assistant sanitaire, les bandes ne peuvent servir qu’à recouvrir un pansement ou une compresse afin d’éviter de salir un vêtement en cas d’utilisation d’une pommade ou d’une crème quelconque.
Attention
En aucun cas, il n’est permis d’utiliser ces bandes pour faire un strapping : cet acte médical ne doit être réalisé que par un médecin.
L’alcool à 70° ou 90°
Il sert à désinfecter le matériel utilisé pour faire des soins (aiguille, paire de ciseaux, pince à épiler, coupe-ongles…). Il ne faut surtout pas l’appliquer sur une plaie : cela entraînerait une douleur vive et aiguë chez le blessé.
Les pommades ou crèmes contre la douleur après coups et hématomes
Les pommades contre les coups permettent de soulager la douleur survenue après un choc. Elles doivent être appliquées localement en couche épaisse à l’endroit de l’hématome, mais sans masser : l’effet massant entraînerait une étendue de l’hématome, ainsi qu’une douleur vive pour le blessé. Il en existe plusieurs, avec leurs avantages et leurs inconvénients, ou les recommandations à tenir (Hémoclar, Arnican, Synthol gel…).
Attention
On n’applique pas de pommade sur un hématome si celui-ci se superpose à une plaie : cela provoquerait une sensation de brûlure chez le blessé.
Les pommades ou crèmes contre les démangeaisons de piqûres d’insectes
Les pommades contre les démangeaisons de piqûres d’insectes permettent de soulager le côté urticant de la piqûre. Elles doivent être appliquées localement à l’endroit de la piqûre, après nettoyage de la plaie à l’aide d’un antiseptique et le retrait d’un dard éventuel. Plusieurs existent, avec des avantages et des inconvénients, ou des recommandations à tenir (Parfenac, Apaisyl…).
Les pommades ou crèmes contre les coups de soleil ou légères brûlures
La principale pommade utilisée contre les coups de soleil, ou pour de légères brûlures, est la Biafine (mais il existe également d’autres marques). Elle doit être appliquée localement en couche épaisse, à l’endroit du coup de soleil. Une fois que la pommade a pénétré, il ne faut pas hésiter à en appliquer à nouveau.
Il est important de ne pas s’exposer au soleil après, car cela entraînerait des lésions plus importantes au niveau de la peau, et la brûlure s’aggraverait.
Les granules homéopathiques
L’homéopathie apporte une réponse thérapeutique à la plupart des pathologies courantes. Les médicaments homéopathiques se présentent le plus souvent sous deux formes pharmaceutiques :
- le tube de granules : une prise se compose habituellement de 5 granules ;
- la dose de globules, donc le contenu (environ 200 globules) est à prendre entièrement, en une seule fois.
À chaque couleur de tubes correspond une dilution, que le médecin ou le pharmacien ont choisie avec soin : il est donc important de la respecter.
Il est préférable de prendre les médicaments homéopathiques en dehors des repas : il suffit de les laisser fondre dans la bouche. Employée dans les maladies aiguës, l’homéopathie peut avoir une action très rapide, surtout si les médicaments sont pris dès les premiers symptômes.
Les médicaments homéopathiques n’ont aucune toxicité chimique, ni contre-indication connue (Arnica 5 CH contre les coups et hématomes, Borax 5 CH contre les aphtes, Apis 5 CH contre les piqûres d’insectes…).
La languette détachable permet de se rendre compte si le tube a déjà été utilisé ou non.
La poche de gel froid ou chaud
Cette poche astucieuse a le pouvoir de soulager les douleurs par le froid ou la chaleur. Elle est réutilisable, et peut aller au four à micro-ondes.
Elle permet de soulager les claquages musculaires, entorses, bosses, ecchymoses, brûlures superficielles, raideurs des articulations, torticolis, maux de dos, crampes menstruelles et arthrites.
Employé froid (cryothérapie), le gel contenu dans la poche ralentit le flux sanguin, détend les muscles et élimine la contraction. À chaud (thermothérapie), le gel active au contraire la circulation, mais l’effet de relâchement des muscles est identique, et conduit également à la disparition de la contraction. L’emploi d’un linge permet d’avoir les mains libres pendant la posologie, et évite de mettre la poche de gel chaud ou froid en contact avec la peau.
Le gel n’est efficace que 20 à 30 minutes, et doit être changé plus souvent lors d’un soin en continu : il faut donc le remettre au four à micro-ondes ou au congélateur.
Attention
En cas de suspicion de fracture ou de déplacement osseux, il ne faut surtout pas utiliser une poche de gel. Son effet anesthésiant conduirait le blessé à aggraver sa blessure en forçant inconsciemment dessus, sans même s’en rendre compte.
Le sérum physiologique
Le sérum physiologique (chlorure de sodium) est une solution saline semblable aux liquides corporels et utilisé, par exemple, pour nettoyer les yeux et le nez.
Il existe aussi le Dacryosérum, utilisé pour traiter les irritations oculaires. Cependant, des effets secondaires peuvent apparaître, comme une irritation ou des réactions allergiques locales. Dans ce cas, il faut alerter un médecin.
Le Coalgan
Le Coalgan est une mèche constituée de fibres d’alginate de calcium aux propriétés hémostatiques et cicatrisantes. Il permet donc de favoriser l’arrêt complet du saignement, tout en cicatrisant la muqueuse nasale. La mèche doit être retirée délicatement pour ne pas rouvrir la plaie.
Il est préférable de patienter environ 30 minutes avant d’envisager de reprendre une activité physique.
Le thermomètre
Il existe plusieurs types de thermomètres (anal, frontal et auriculaire principalement). La prise de température avec un thermomètre anal est un acte médical, et l’assistant sanitaire n’est donc pas compétent pour l’effectuer.
Pour les autres thermomètres utilisés, il est important de lire la notice, car ils ne sont pas toujours d’une précision exacte.
Il est indispensable de le désinfecter avant chaque utilisation.
La pince à épiler ou à écharde
La pince à épiler permet de retirer les échardes, le dard de certains insectes (guêpes ou abeilles) ou autres petits corps étrangers (graviers, agrafes non recourbées, aiguilles d’oursin…).
Elle doit être désinfectée avant chaque utilisation.
La paire de ciseaux
La paire de ciseaux a de multiples utilisations : elle sert notamment à découper pansements, compresses, boîtes d’emballage, peaux mortes…
Elle doit être désinfectée avant chaque utilisation.
L’aiguille
L’aiguille est un outil secondant la pince à épiler. Elle permet de percer la peau, pour la soulever et permettre ainsi de retirer un corps étranger. Elle peut également servir à percer une ampoule, bien que certains pharmaciens et médecins déconseillent cette intervention.
Elle doit être désinfectée avant chaque utilisation.
Le peigne antipoux
Le peigne antipoux, comme son nom l’indique, sert à retirer les poux ou leurs œufs (lentes) d’une chevelure.
Il doit être désinfecté avant chaque utilisation.
L’aspi-venin
L’aspi-venin est un appareil de premier secours qui permet d’extraire le venin de serpents, scorpions, araignées, insectes. Le porter sur soi permet de réagir très vite, et de diminuer ainsi la propagation du venin.
Attention
Son utilisation est interdite ou déconseillée dans certains départements, notamment à cause de sa mauvaise utilisation.
Divers
On n’oubliera pas également des médicaments pour soigner les maux de tête et les douleurs (paracétamol), un antinauséeux (Vogalène), un médicament contre la constipation (une confiture spécifique), un sirop contre les différentes toux : tous peuvent être achetés, mais ne peuvent être administrés à un enfant sans l’accord préalable d’un médecin (SAMU), ou sur ordonnance.
D’autres matériels peuvent être également nécessaires ou utiles, comme une bassine, des petites et grandes cuillères, des verres, des gants en vinyle, des lingettes et mouchoirs, des gants de toilette et serviettes, un gel douche, un pèse-personne, des béquilles, des serviettes hygiéniques, du produit vaisselle et un produit désinfectant, type eau de Javel…