Le mariage n’opère aucun changement du nom de famille des époux. Cependant, chaque époux acquiert, par le mariage, un droit d’usage sur le nom de son conjoint. Ce droit subsiste dans certains cas après la dissolution du mariage.
Pendant le mariage
Selon la coutume, chaque époux peut utiliser, à titre d’usage, le nom de l’autre, soit en le substituant au sien, soit en l’y ajoutant (dans l’ordre qu’il souhaite). Cette faculté est offerte à la femme comme au mari (cf.
réponse ministérielle n° 616 du 8 janvier 2008
et
réponse ministérielle n° 113910 du 18 octobre 2011
).
En cas de veuvage
Le conjoint survivant peut conserver l’usage du nom du conjoint décédé. Ce droit d’usage disparaît en principe en cas de remariage.
En cas de séparation de corps
Le mariage n’étant pas dissous, le droit d’usage du nom du conjoint est maintenu, sauf si le jugement de séparation de corps ou une décision judiciaire ultérieure en dispose autrement (cf. article 300 du
Code civil
).
Après le divorce
En principe, chaque époux perd le droit d’usage du nom de son ancien conjoint ; toutefois, par exception, il peut continuer à porter le nom de son ex-conjoint si ce dernier donne son accord ou, à défaut d’accord, s’il obtient l’autorisation du juge aux affaires familiales (cf. article 264 du
Code civil
). Ce droit d’usage disparaît en principe en cas de remariage.
A noter
Avant l’entrée en vigueur, le 1er janvier 2005, de la réforme du divorce, la femme pouvait conserver de plein droit (le juge n’avait pas à se prononcer sur ce point dans sa décision), l’usage du nom de son ex-époux en cas de divorce pour rupture de la vie commune, lorsque celui-ci avait été demandé par le mari (cf. article 264 du
Code civil
). Cette exception concerne uniquement les divorces pour rupture prolongée de la vie commune (c’est-à-dire en cas de séparation de fait ou d’altération des facultés du conjoint depuis plus de six ans), à la demande du mari, prononcés sur le fondement de l’ancienne loi relative au divorce. Cette forme de divorce a été supprimée par la
loi n° 2004-439 du 26 mai 2004
mais des femmes dont le divorce a été prononcé sous l’empire de l’ancienne loi peuvent continuer à faire valoir leur droit d’usage du nom de leur ex-mari.