Deux partis proposent une collectivité territoriale unique en Bretagne

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Deux partis représentés au conseil régional de Bretagne, l’Union démocratique bretonne (UDB) et Europe Écologie Les Verts (EELV), ont proposé jeudi 21 mars une collectivité territoriale unique dans la région, à l’image de ce qui se profile en Alsace.

La région administrative de Bretagne compte quatre départements et la Bretagne historique comprend en plus la Loire-Atlantique. L’ensemble représente environ 4,5 millions d’habitants. « Nous souhaitons travailler à la création d’une collectivité territoriale unique en Bretagne », a déclaré, au nom du groupe EELV, Yannick Bigouin, lors d’une session exceptionnelle du conseil régional de Bretagne consacrée au projet de loi sur la décentralisation. « Nous sommes prêts à travailler à une évolution institutionnelle permettant de faire fusionner les quatre conseils généraux et la Région », a poursuivi le conseiller régional, évoquant la possibilité d’un référendum en Bretagne, à l’image de celui organisé en Alsace le 7 avril.

L’UDB (autonomiste) s’est également prononcée pour une telle collectivité territoriale unique réunissant les cinq départements historiquement bretons. « Parce que les Bretons le valent bien, parce que, pour d’autres, c’est possible, une collectivité unique sur les cinq départements bretons, disposant du pouvoir législatif et d’un budget à la hauteur d’une région autonome normale d’Europe, doit être une revendication démocratique », a souligné la porte-parole de l’UDB et conseillère régionale, Mona Bras.

La Bretagne est la seule région de France a avoir travaillé pendant plusieurs mois à la question de la décentralisation. Cette « contribution au débat national sur la décentralisation » a donné lieu à des propositions et a été adoptée jeudi 21 mars par le conseil régional.

Le projet de loi sur la décentralisation est défendu par la ministre Marylise Lebranchu, également conseillère régionale de Bretagne. Mme Lebranchu, qui a assisté à certaines sessions du conseil régional depuis son entrée au gouvernement, n’était pas présente lors de la session de jeudi.

Alors que la poursuite envisagée du processus de décentralisation avait soulevé de grands espoirs en Bretagne, lorsque le candidat François Hollande avait annoncé un acte III de la décentralisation, l’actuel projet qui devrait être présenté au Parlement suscite une grande déception dans la région où il apparaît comme vidé de sa substance.

À cette déception s’ajoute en particulier le récent abandon de la modification constitutionnelle qui aurait permis que la France ratifie la charte européennes des langues régionales, également promise par le candidat Hollande.

 

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