En Bourgogne-Franche-Comté, le chef-lieu à Dijon, le siège de la région à Besançon

Administration

L’assemblée régionale de Bourgogne-Franche-Comté a voté vendredi 24 juin pour l’organisation territoriale de la nouvelle région en instaurant le chef-lieu à Dijon et le siège de la région à Besançon.

Provisoirement attribué à Dijon, le chef-lieu définitif, qui accueillera la préfecture de région, a été confirmé dans l’ancienne capitale bourguignonne.

L’Hôtel de région, siège des services administratifs du conseil régional, sera installé pour sa part dans l’ancienne capitale franc-comtoise, Besançon.

La présidente PS de la région Marie-Guite Dufay avait justifié lundi devant la presse cette décision par « le juste équilibre » entre les deux villes.

« Le choix d’amener le siège à Besançon est un signe extrêmement fort, c’est une chance que Besançon soit traitée à part égale avec Dijon », avait-elle déclaré.

L’assemblée régionale a aussi voté vendredi matin la répartition des sièges des directions régionales avec 17 d’entre elles à Dijon et 12  Besançon, Mme Dufay estimant qu’il s’agissait d’une « organisation, en miroir de celle de l’État, en bi-sites ».

Des voix discordantes se sont fait entendre aussi bien à gauche qu’à droite sur cette répartition.

Le vice-président PRG du conseil régional Patrick Molinoz a annoncé que les deux élus radicaux de la majorité s’abstiendraient sur ce vote. « Il aurait fallu donner à la capitale régionale tous les attributs symboliques, dont le siège, et nous aurions pu donner à Besançon plus d’éléments concrets de fonctionnement », a-t-il plaidé.

Le chef de file de l’opposition de la droite et du centre, l’UDI François Sauvadet s’est opposé à « une réforme qui va spolier Besançon ». « Annoncer un siège où personne ne se réunira, c’est un faux nez », a-t-il fustigé, en se demandant « où étaient  les économies » en raison d’une « organisation pléthorique ».

Contrairement à M. Sauvadet, le conseiller LR et sénateur de Haute-Saône Alain Joyandet a pour sa part estimé que cette répartition n’avait « rien de choquant », même s’il aurait « préféré l’inverse ».

« Il y a un risque de coquille vide pour les franc-comtois mais ce sera à nous de faire en sorte qu’elle soit remplie », a-t-il poursuivi.

Du côté du groupe FN, qui a voté pour cette répartition, Sophie Montel a regretté « une décision assez gadget », estimant que « nos compatriotes s’intéressaient peu à cette affaire, jugeant qu’il y a d’autres problèmes plus graves à régler ».

 

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