François Hollande n’est pas favorable à la suppression des départements sauf dans les grandes agglomérations

Administration

François Hollande a déclaré samedi 18 janvier à Tulle qu’il était opposé à la suppression des départements sauf dans les grandes agglomérations comme Paris.

« Les départements gardent leur utilité pour assurer la cohésion sociale, la solidarité territoriale et  je ne suis donc pas favorable à leur suppression pure et simple comme certains le réclament car des territoires ruraux perdraient en qualité de vie sans d’ailleurs générer d’économies supplémentaires », a déclaré le président de la République lors de ses vœux aux Corréziens, prononcés à Tulle. « Mais on ne peut pas tenir ce raisonnement partout, dans les grandes agglomérations », a-t-il ajouté faisant valoir que « Paris, d’ailleurs, est à la fois une ville et un conseil général ».

« Dans la région parisienne, que signifient encore les frontières départementales ? », s’est-il interrogé. Le président avait déjà évoqué cette réorganisation territoriale lors de sa conférence de presse semestrielle mardi 14 janvier 2014.

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’était dit jeudi favorable à la « suppression des départements de la première couronne » parisienne, soit les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne.

À Tulle, François Hollande a à nouveau proposé de s’inspirer de l’exemple de Lyon, où les compétences du conseil général dans l’agglomération ont été transférées à la métropole.

« Dans le Rhône, l’agglomération de Lyon a repris les compétences du département et ce raisonnement peut être évoqué dans d’autres lieux où des métroples disposent de moyens tout à fait capables d’assurer aussi l’organisation nécessaire qui est aujourd’hui celle des conseils généraux », a-t-il  dit en Corrèze.
 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum