La région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes rebaptisée « Nouvelle Aquitaine »

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La grande région issue de la fusion des régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes s’appelle désormais « Nouvelle Aquitaine », un nom approuvé majoritairement, lundi 27 juin à Bordeaux, par l’assemblée plénière du Conseil régional présidé par le socialiste Alain Rousset.

« Nous nous appelons maintenant Nouvelle Aquitaine et nous allons les uns et les autres lui faire honneur », a déclaré le chef de l’exécutif régional après le vote entérinant la nouvelle appellation.

Cette appellation ne deviendra toutefois officielle qu’après sa validation par le Conseil d’État, qui devra prendre un décret au plus tard le 1er octobre.

« Ce mot Nouvelle est une façon de regarder vers l’avenir », a souligné M. Rousset devant les 183 conseillers régionaux.

L’appellation « Nouvelle Aquitaine » sera suivie des noms des trois anciennes « régions-sœurs », Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, en vertu d’un amendement du groupe EELV adopté avant le vote final.

« Ces terres des eaux mêlées, il nous reste à les faire vivre et à les dynamiser », a déclaré Alain Rousset.

Le vote final portait sur une seule et même résolution proposant de rebaptiser l’ancienne ALPC et de désigner Bordeaux comme chef-lieu de la nouvelle entité régionale et comme siège de l’Hôtel de région.

Un groupe de travail, créé en février 2016, avait été chargé de réfléchir au nom de la nouvelle collectivité, sous la présidence d’Anne-Marie Cocula, ex-présidente d’Université à Bordeaux et ancienne vice-présidente de la région. « Le nom sera une marque ombrelle. Elle n’effacera pas les identités. C’est un choix d’anticipation », a-t-elle expliqué lundi.

Les 22 membres, élus et experts, de la commission qu’elle a présidée sont allés d’avril à mai à la rencontre des habitants des douze départements. Parallèlement, une plateforme en ligne a enregistré plus de 41 000 propositions en un an.

« Le risque d’être mangé par l’Aquitaine » représentait la crainte la plus fréquemment exprimée par les participants des ex-régions Poitou-Charentes et Limousin, a souligné l’historienne. Même si « le duché d’Aquitaine occupait la région telle qu’elle est aujourd’hui », a-t-elle rappelé.

Parmi les propositions écartées, « Aliénor » en référence à Aliénor d’Aquitaine, reine des Francs puis d’Angleterre au XIIe siècle, « s’est éliminée d’elle-même, car c’est elle qui a inventé le divorce. « Il aurait été difficile de commencer un nouveau projet avec une telle anecdote », selon Mme Cocula.

Le groupe de travail a réfléchi sur l’ajout d’un adjectif à Aquitaine : le nom « Grande Aquitaine » avait « la prétention de se placer au-dessus des autres » ; finalement « Nouvelle Aquitaine » l’a emporté, car ce nom est « synonyme de renaissance », selon l’historienne.

 

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