Référendum alsacien : Philippe Richert regrette un « gâchis »

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Le président du Conseil régional d’Alsace Philippe Richert (UMP) a parlé de « gâchis » dimanche 7 avril au soir, estimant que « l’impact des extrêmes » et le climat politique national expliquaient l’échec du projet de fusion des conseils généraux et du conseil régional qu’il appelait de ses vœux.

Selon des résultats partiels, le référendum sur cette question a été clairement rejeté au moins dans le département du Haut-Rhin, ce qui suffit à l’invalider. Les électeurs haut-rhinois ont enterré dimanche 7 avril le projet de fusion inédite des collectivités départementales et régionale d’Alsace en votant massivement contre, lors d’un référendum régional, selon des résultats partiels. Selon ces résultats portant sur plus de la moitié des bulletins dépouillés, le non a recueilli près de 55 % des suffrages exprimés dans le Haut-Rhin, dans un contexte de très faible mobilisation des électeurs.

Au contraire, dans le Bas-Rhin, le oui l’a emporté par près de 65 % des voix, mais où l’abstention a également été très forte, selon des résultats partiels en dehors de Strasbourg, où les bureaux ne fermaient qu’à 20h00.

Philippe Richert a fait part de sa « déception d’être dans la situation où ce projet est terminé », alors que, selon lui, « il était soutenu par un spectre très large du monde politique, mais rejeté par les extrêmes ». « L’impact des extrêmes a été important. Ce résultat est aussi à mettre en relation avec le climat général, la crise, et l’affaire Cahuzac a indiscutablement eu un effet », a-t-il estimé.

Le camp du non et des abstentionnistes a connu un net infléchissement ces derniers jours », a-t-il relevé, avant d’ajouter : « On a le sentiment d’un grand gâchis ». Philippe Richert a souligné qu’au niveau local il y avait eu aussi « un discours d’inquiétude, de peur, sur l’avenir du département du Haut-Rhin, avec le maire de Colmar (chef-lieu de ce département, l’UMP Gilbert Meyer) qui avait dit que sa ville allait perdre la préfecture et la cour d’appel ».

« La question du millefeuille administratif reste ouverte. Nous avons raté le coche pour dix, quinze ou vingt ans », a regretté l’ancien ministre des Collectivités territoriales de Nicolas Sarkozy.

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