De plus en plus d’associations deviennent coopératives pour gagner en légitimité

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De plus en plus d’associations choisissent le modèle coopératif, se transformant ainsi en entreprises appartenant à leurs salariés, notamment pour gagner en légitimité et en professionnalisme, selon une récente étude de la Confédération générale des Scop.

Depuis 2012, le nombre d’associations ayant choisi de se transformer en coopératives a augmenté de 46 %, pour atteindre le nombre de 286 fin 2016. Elles totalisent 4 900 emplois et génèrent un chiffre d’affaires global de 217 millions d’euros.

Parmi ces coopératives, 159 sont des Scop (sociétés coopératives de production) et 127 des Scic (sociétés coopératives d’intérêt collectif).

À la différence d’une entreprise classique, dans les Scop, les salariés sont majoritaires au capital. Elles privilégient la recherche d’une rentabilité sur le long terme et leur gouvernance est dite « démocratique » (au moins 65 % des voix pour les salariés associés, chaque associé dispose d’une voix). Au moins 25 % des bénéfices doivent être répartis entre tous les salariés.

Créées en 2001, les Scic appartiennent aussi à leurs salariés, mais leur capital doit également être détenu par les bénéficiaires de l’activité de la coopérative (clients, usagers…), et une autre catégorie d’associés (des collectivités publiques, des bénévoles…).

Parmi les 86 coopératives issues de transformations d’associations interrogées pour cette étude, la principale motivation de ce changement de statut est la volonté de « disposer d’une gouvernance légitime et plus structurée » (citée par 18 % des Scop, 25 % des Scic).

Le développement de leurs activités commerciales est également invoqué (15 % des Scop, 21 % des Scic).

De plus, 94 % des coopératives se disent satisfaites de leur transformation. Une satisfaction notamment liée au « statut coopératif » (pour 45 %), qui permet selon elles « une plus grande professionnalisation de leur structure » et « un accroissement de leur crédibilité auprès de leurs partenaires », rapporte l’étude.

Ces coopératives issues d’associations exercent notamment dans le secteur des services (57 %) et de l’éducation, la santé et l’action sociale (22 %). Leur taux de pérennité à cinq ans est plus élevé que pour l’ensemble des entreprises françaises (88 % contre 60 %).

Elles sont en grande majorité jeunes, avec moins de cinq ans d’existence pour la moitié d’entre elles, et petites, avec moins de 10 salariés pour plus de 6 sur 10.

En 2016, le nombre total de Scop et de Scic – qui peuvent être aussi créées ex-nihilo, issues d’entreprises classiques… – s’élevait à 2 991.

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