Aménagement des JO-2024 : des élus de Seine-Saint-Denis disent avoir reçu des « garanties »

Communication

Des élus de Seine-Saint-Denis ont affirmé mardi 5 juin avoir reçu des « garanties » sur les aménagements prévus pour les Jeux Olympiques 2024, alors qu’un récent rapport s’inquiétait du risque à la fois de surcoûts et de réductions de budgets.

Principal sujet d’inquiétude : le centre aquatique de Saint-Denis, équipement très attendu dans un département où « moins d’un gamin sur deux arrive en 6e sans savoir nager », a rappelé à l’AFP Stéphane Troussel, le président (PS) du département.

Dans un rapport publié en avril, des inspecteurs financiers de l’IGF avaient jeté un froid en pointant un risque de surcoûts de 500 millions d’euros si des économies n’étaient pas entreprises.

Rien que pour le centre aquatique, le surcoût a été évalué à 160-170 millions d’euros et des inquiétudes demeurent sur son coût d’exploitation post-compétition, avec des prévisions de 500 000 à 1,5 million d’euros de pertes annuelles. L’hypothèse d’un site en partie démonté à la fin des Jeux a été avancée.

« L’hypothèse la plus élevée, c’est celle de deux bassins qui resteraient après les Jeux. Mais je reste prudent », a expliqué Stéphane Troussel.

Selon le journal Le Parisien mardi, le bassin de compétition serait démonté et déplacé après la compétition. Stéphane Troussel n’a pas démenti ce scenario, ce qui n’empêche pas de garder deux bassins.

Plaine Commune, qui regroupe neuf communes de Seine-Saint-Denis, affirme de son côté avoir obtenu de l’État « la garantie ferme que deux bassins pérennes (un de 50 mètres avec 10 lignes d’eau et un de 25 mètres avec 8 lignes d’eau) soient laissés en héritage à la population ».

Dans un communiqué transmis à l’AFP, Plaine Commune ajoute que les aménagements touchant à « l’amélioration de la qualité de vie (murs antibruit ou enfouissement des lignes à haute tensions entre autres) » sont également « confirmés ».

Idem pour le village olympique : « les propositions faites par l’État préservent la configuration initiale du village », écrivent les élus, reçus ces jours-ci par Jean Castex, délégué interministériel.

Le village des médias du Bourget, qui doit permettre la création d’un écoquartier de 1 500 logements, doit lui aussi être préservé. « Le rapport de l’IGF nous promettait de quasiment le rayer. Là, on obtiendrait de le conserver dans sa dimension principale avec des aménagements urbains », s’est félicité Stéphane Troussel.

Après la publication du rapport de l’IGF, les élus de Seine-Saint-Denis avaient prévenu qu’ils refuseraient un « projet au rabais », alors que la France a axé sa candidature sur l’héritage des Jeux laissé à la population.

Les premiers arbitrages entre l’État, les acteurs locaux et le Comité d’organisation des Jeux doivent être entérinés avant une visite du CIO les 18 et 19 juin prochains.

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