Jean-Paul Huchon « indigné » par les fauteuils première classe de Pathé

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Jean-Paul Huchon, président PS de la Région Île-de-France, va écrire « personnellement » aux dirigeants du Groupe Pathé pour exprimer « indignation » et « inquiétude » à propos de la création dans une salle de cinéma parisien de fauteuils de « première classe ».

Les cinémas Gaumont-Pathé expérimentent depuis la mi-décembre un service dit « premium » de places plus chères parce que mieux placées et plus confortables dans une salle du Pathé-Wepler (XVIIIe arrondissement).

Interrogé à ce sujet jeudi 14 février 2013 en plénière du conseil régional par le groupe PS qui dénonce un « principe de ségrégation » dans l’accès à un « art populaire », M. Huchon a dit partager une même « indignation » devant des choix « consternants », surtout en période de crise.

Deuxième source de financement du cinéma par le CNC, la région Île-de-France soutient le secteur dans toutes ses étapes de la production et la réalisation, à la modernisation et l’équipement des salles, mais pas des grands circuits de salles.

« Nous n’avons aucun pouvoir direct sur la tarification (…) mais le soutien que nous apportons à la production comme à la diffusion participe d’un même esprit : promouvoir l’égalité d’accès à la culture », a déclaré le président de région, « c’est une exception française et elle fonctionne plutôt bien ».

« Nous sommes donc en droit d’attendre d’un groupe de l’envergure de Pathé qu’il fasse en sorte que cette égalité soit promue et respectée », a estimé M. Huchon, annonçant qu’il allait « écrire personnellement en ce sens à Jérôme Seydoux et Éduardo Malone, coprésidents du groupe Pathé, pour leur exprimer notre indignation et notre inquiétude ».

De son côté, le groupe communiste au conseil de Paris a dénoncé une « scandaleuse augmentation » en période de crise, notant que « pour le tarif habituel, le spectateur n’a plus droit qu’à des places torticolis ».

« Le cinéma est un art populaire, l’initiative du groupe Gaumont-Pathé en fait un privilège », a déploré Ian Brossat, président du groupe, qui a écrit à la ministre de la Culture Aurélie Filippetti pour « savoir de quelle manière le gouvernement compte lutter contre le cinéma à deux vitesses ».
 

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