Dijon candidate pour devenir capitale verte européenne en 2021

Développement durable

Développement de son réseau de chaleur, flotte d’autobus hybrides ou encore piétonnisation et limitation du transit automobile dans le centre : Dijon met en avant ses atouts en matière d’environnement et espère devenir capitale verte européenne en 2021.

La ville veut s’appuyer sur « une politique menée depuis plus de 15 ans qui inspire l’intégralité des choix de la collectivité », fait valoir à l’AFP Jean-Patrick Masson, l’un des adjoint au maire PS François Rebsamen, chargé de l’énergie à la municipalité et des questions environnementales à la métropole.

Le prix de la « capitale verte » est remis chaque année depuis 2010 par la Commission européenne à une ville du continent de plus de 100 000 habitants qui se distingue pour sa politique durable en matière environnementale, sociale et économique.

Remporté une fois par une ville française, Nantes, en 2013, il a été décerné pour 2018 à la ville néerlandaise de Nijmegen, à Oslo pour l’an prochain et Lisbonne en 2020.

« C’est avant tout une reconnaissance. On s’engage à mettre en avant nos bonnes pratiques et la Commission européenne s’engage à mettre en avant la ville », indique M. Masson. Le lauréat 2021 recevra également la somme de 350 000 euros.

Dijon doit déposer son dossier autour du 10 octobre. Les villes candidates seront ensuite départagées par des spécialistes sur la base de douze indicateurs comme l’adaptation au changement climatique, la biodiversité, la qualité de l’air ou encore la politique des déchets.

« Une trentaine de villes déposent un dossier chaque année », selon M. Masson. Et si la ville fait partie des « trois ou quatre » retenues, elle doit encore passer un grand oral devant un jury international.

Sensibilisation des écoliers aux problématiques environnementales, réseau de sondes installées avec l’université pour étudier les îlots de chaleur urbains… L’élu estime que la capitale bourguignonne, qui investit un peu plus de 40 000  euros dans sa candidature, ne manque pas d’arguments à faire valoir.

« Il ne s’agit pas d’être bons en tout mais d’ouvrir de nouveaux champs qui profitent à tous les autres », dit-il, citant à ce titre l’ambition de la ville à devenir un modèle de ville connectée.

Ce projet, lancé en 2017, prévoit notamment de redistribuer aux habitants les informations collectées par le équipements urbains, comme le stationnement disponible mais aussi la qualité de l’air ou encore les lieux où prendre le frais en cas de pic de chaleur.

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