ONF: les syndicats veulent un moratoire immédiat sur les baisses d'effectifs

Dialogue social

Les syndicats de l’Office national des forêts (ONF) ont voté mardi soir une motion exigeant « un moratoire immédiat sur les diminutions d’effectifs » et dénonçant un « malaise profond » au sein de l’organisme marqué par trois suicides en un mois, ont-ils indiqué à l’AFP.

Au cours d’un Comité central hygiène et sécurité (CCHS), les syndicats Snupfen-Solidaires, CGT-Forêt, FO et Unsa ont voté à l’unanimité cette motion qui « demande au directeur général d’interpeller les tutelles (Agriculture et Environnement), sur le nombre élevé de suicides et de tentatives de suicide à l’ONF afin que celles-ci prennent la mesure du malaise profond des personnels de notre établissement ». Lors du vote de cette motion l’administration s’est abstenue. Le directeur général de l’ONF, Pascal Viné, a présenté au CCHS un plan renforcé sur les risques psychosociaux, axé sur la proximité et prévoyant notamment de doubler le nombre des assistantes sociales (11 à ce jour). Il a réaffirmé qu’il souhaitait intégrer la question des risques psychosociaux au Contrat d’objectifs 2012-2016, fixant les grandes orientations de l’ONF, et qui doit être soumis au conseil d’administration le 20 juillet.

La réunion du CCHS, prévue de longue date, est intervenue alors que trois salariés de l’ONF se sont suicidés en moins d’un mois, même si le cas le plus récent, survenu lundi soir, ne serait pas lié aux conditions de travail selon le parquet. Elle survient également alors que l’ONF connaît une baisse constante de ses effectifs depuis plusieurs années qui doit se poursuivre jusqu’en 2016, selon Pascal Viné. Actuellement, l’ONF compte 9.500 salariés (6.300 fonctionnaires et 3.200 ouvriers privés, dont 3.000 agents patrimoniaux, les ex-garde forestiers), alors qu’en 1986, il employait 15.000 personnes.

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