Dominique Baudis réclame l’inscription scolaire rapide d’enfants roms à Ris-Orangis

Éducation

Le Défenseur des droits, Dominique Baudis, a demandé « l’inscription scolaire » rapide d’enfants roms accueillis depuis fin janvier dans un local séparé à Ris-Orangis (Essonne), dans un courrier adressé au maire et daté de mardi, dont  l’AFP a obtenu copie.

Depuis le 21 janvier, douze enfants roms, âgés de 3 à 10 ans, sont accueillis dans une salle d’un complexe sportif, avec un enseignant spécialisé mis à leur disposition. Ce dispositif a provoqué l’indignation de l’association de soutien en Essonne aux familles roms et roumaines (ASEFRR), qui dénonce son « caractère ségrégationniste ». Saisi du dossier fin janvier, Dominique Baudis a pris acte, dans un courrier daté de mardi dont l’AFP a obtenu copie, « que la municipalité – en lien avec l’Éducation nationale – a trouvé une solution pragmatique en mettant en place un dispositif qui a vocation à n’être que transitoire ». « Je ne vois donc plus d’obstacles à ce que vous puissiez procéder à l’inscription scolaire des enfants concernés dans un délai de dix jours à compter de la réception du présent courrier », écrit M. Baudis, dont la lettre a été révélée samedi par Libération. « Si cette recommandation n’était pas observée (…), je solliciterai l’intervention du préfet afin qu’il y donne suite », poursuit-t-il.

Interrogé par l’AFP, le maire PS de Ris-Orangis, Stéphane Raffali, a déclaré samedi ne pas avoir reçu ce courrier. M. Raffali a réaffirmé que ce dispositif d’accueil des enfants roms était justifié par l’absence de « classe disponible ». « Nos classes en banlieue, dans les zones populaires, c’est trente enfants par classe », a-t-il souligné. « L’idée, pour ces populations en total décrochage social, est de faire du sur-mesure avec un bon outil pédagogique doté de deux enseignants en permanence, dont un spécialisé, pour douze enfants, et sans déséquilibrer ma commune », a dit l’élu.

M. Raffali a dénoncé l’absence de « traitement » du camp rom installé depuis août en bordure de la RD7, entraînant autour de lui « crispation » et « politisation ». « Ce camp, entre deux axes routiers, est dangereux pour les occupants, pour les automobilistes et pour les habitants et il y a un danger de déchirure sociale », a-t-il répété.

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