Jean-François Copé pour « une grève de la réforme » des rythmes scolaires

Éducation

Jean-François Copé, président de l’UMP, a appelé mercredi, lors du bureau politique de son parti, à une « grève de la réforme » des rythmes scolaires, « inapplicable » selon lui, faute de moyens.

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Le patron du principal parti de l’opposition a estimé que la question des rythmes scolaires devait être « abordée pendant la campagne » des élections municipales, ont rapporté à l’AFP plusieurs participants. « Nous n’avons pas le premier euro pour payer les rythmes scolaires, l’État donne 50 euros par enfant et par adulte. Reste 100 euros à la charge des commune, c’est intenable, personne ne peut le faire », a-t-il affirmé. « On ne peut pas appliquer cette réforme, nous n’avons pas les moyens, c’est impossible, on ne peut pas faire payer les Français là-dessus », a-t-il insisté.

Il a proposé aux membres du bureau (en l’absence de François Fillon, qui généralement préfère participer au comité politique du mardi matin) de se mettre « d’accord pour dire : nous n’appliquerons pas la réforme des rythmes scolaires ». « On est bien sûr là pour appliquer la loi, mais les rythmes scolaires, c’est un décret ! (ndlr : du 24 janvier 2013). C’est un transfert de compétences non financé, notre argument est financier », a-t-il ajouté. « La gauche se comporte de manière indigne. On peut dire stop ! », a-t-il également affirmé. « Je suis OK pour le bras de fer » avec le gouvernement sur cette question, a affirmé Xavier Bertrand, mais ce dernier n’est pas pour la grève comme proposée par M. Copé. L’ancien ministre souhaite que l’Association des maires de France (AMF) soit saisie de cette question et demande une « compensation intégrale par l’État » du coût de cette réforme pour les collectivités. Laurent Wauquiez, ancien ministre et vice président de l’UMP, a, lui, « des interrogations fortes sur le fait que ce soit réaliste ».

La réforme des rythmes scolaires fixe le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire, libérant trois heures hebdomadaires pour des activités péri-éducatives. Elle concerne pour l’année scolaire 2013/2014 environ 22 % des élèves du public (1,3 million d’écoliers) et 17 % des communes.

Les autres devraient l’adopter à la rentrée 2014.

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