Manuel Valls sur les rythmes scolaires : « ni retrait ni report »

Éducation

Le Premier ministre Manuel Valls a affirmé mercredi sur BFMTV et RMC qu’il n’y aurait « ni retrait ni report » de la réforme des rythmes scolaires, cinq mois avant sa généralisation, mais que « le décret sera assoupli ».

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« Ni retrait, ni report. Ces rythmes étaient demandés », a déclaré Manuel Valls, précisant que « le décret sera assoupli ». « La loi doit s’appliquer, il ne peut avoir d’inégalités selon les territoires », a-t-il ajouté, alors que certains élus refusent d’appliquer la réforme lancée par Vincent Peillon. Le nouveau ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon aura « l’occasion de préciser les choses », a-t-il ajouté.

Mardi, lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre avait jugé que « l’aménagement des rythmes scolaires (était) une bonne réforme ». À la rentrée 2013, la réforme avait été la cible de critiques d’enseignants, parents et élus UMP, relevant la fatigue des enfants, la « confusion » entre temps scolaire et périscolaire, les tensions dans le partage des locaux et difficultés de financement.

Seules 17 % des communes sont passées pour l’instant à la semaine de quatre jours et demi. Initialement, la réforme devait être mise en œuvre partout à la rentrée 2013. Mais en novembre 2012, face à l’inquiétude des maires sur les « difficultés de mise en œuvre », François Hollande avait déjà annoncé un étalement sur deux ans.

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

Bonne lecture,

Soraya Manar (smanar@weka.fr)

Posté le par Rédaction Weka

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