Rentrée scolaire : l’inquiétude de parents d’élèves en Seine-Saint-Denis

Éducation

À quelques jours de la rentrée, un collectif de parents d’élèves de Seine-Saint-Denis, fortement mobilisé cette année, a fait part de son « inquiétude » quant à la situation de l’école publique dans le département, lors d’un point-presse samedi à Bobigny.

« On a toujours des inquiétudes vis-à-vis des années précédentes », a expliqué Mathieu Glaymann, un des animateurs de ce collectif qui avait organisé durant la dernière année scolaire des « Nuits des écoles » au cours desquelles parents, enseignants et élus ont occupé des établissements pour discuter de la situation. « Le but c’est d’alerter, pour que tout le monde soit sur le pont mardi », a expliqué Jean-Jacques Clément, père de deux collégiens à Saint-Denis. Le collectif pointe notamment du doigt « le non-remplacement des professeurs« , des « postes de médecins scolaires non pourvus » et la « très faible scolarisation des enfants de moins de trois ans« . « Seulement 0,8 % des moins de trois ans étaient scolarisés l’an dernier », a souligné M. Glaymann. « 40 % des postes de médecins scolaires ne sont pas pourvus. À Epinay, on a 10 000 élèves de la maternelle au lycée et on n’a pas de médecin scolaire », a-t-il poursuivi.  Au sujet des remplacements, il a estimé qu’ « un enfant va perdre en moyenne un an sur la totalité de sa scolarité entre trois et seize ans, faute de non-remplacement des enseignants absents. »

Le collectif a disposé samedi une tente devant la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, s’interrogeant : « L’école publique restera-t-elle à la rue ? ». Vendredi, Florence Robine, la rectrice de l’Académie de Créteil (qui regroupe Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne et Val-de-Marne) a assuré que ses services s’étaient « mis en ordre de marche pour que les problèmes de ressources humaines de se reproduisent pas cette année. On a recruté beaucoup plus », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse. Cent cinquante postes ont été créés dans le premier degré en Seine-Saint-Denis. Pour le second degré, le département comptera 80 postes en plus. « A priori, on a de la marge sur les remplacements », a par ailleurs affirmé la rectrice. « La Seine-Saint-Denis bénéficie d’effectifs particulièrement favorables. L’effort est grand. »

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