Rythmes scolaires : François Copé a demandé à Benoît Hamon de laisser le libre choix aux communes, lors d’une rencontre

Éducation

Jean-François Copé a demandé à Benoît Hamon de laisser le « libre choix » aux communes d’appliquer ou non la réforme des rythmes scolaires, vendredi lors d’une rencontre avec le ministre de l’Éducation nationale, a indiqué le président de l’UMP à l’AFP.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

Au ministre dont il salue « la qualité d’écoute », M. Copé a affirmé que l’UMP recevait de nombreux appels (élus locaux, associations de parents et de personnels) qui « tirent le signal d’alarme » au sujet de cette réforme. « Depuis des mois, nous nous heurtions à un mur, et même parfois aux insultes. Vincent Peillon avait même assimilé, en novembre dernier, le mouvement des maires refusant la réforme en l’état à de la petite délinquance civique », a affirmé M. Copé. Il estime aujourd’hui que son parti a « obtenu de faire bouger les lignes », Benoît Hamon venant de proposer des assouplissements à la réforme. Pour lui, « c’est une forme d’aveu d’échec de la part du gouvernement qui s’est arc-bouté pendant des mois dans le déni des impasses de sa réforme. C’est aussi un premier pas qui donne une certaine souplesse aux maires dans l’organisation du périscolaire et du temps dans la semaine ».

Toutefois, le président de l’UMP estime que « cela n’est pas suffisant » car « trois questions demeurent sans réponse ». La première concerne « encore et toujours le financement » de la réforme. « L’Association des maires de France évalue à près d’1 milliard son coût pour les communes. Alors que l’État vient d’annoncer la réduction de 11 milliards des ressources des collectivités, l’équation financière reste insoluble pour toutes les communes modestes », soutient-il. Autre doléance : l’organisation du temps après l’école. « Si l’on regroupe les activités périscolaires sur un après-midi par semaine, que fait-on sur les 3 autres après-midi quand les élèves sortent plus tôt de classe ?  Beaucoup de parents ne pourront aller les chercher. Faut-il réorganiser les garderies ? ». Enfin, M. Copé se demande comment va s’organiser la prochaine rentrée scolaire, dans quatre mois. « Avec les vacances, il ne reste que deux mois pour s’organiser réellement. Il n’est pas raisonnable de croire qu’on peut improviser de nouveaux rythmes, de nouvelles activités sans prendre le temps de la concertation avec les parents, enseignants, directeurs ». Dans ces conditions, il « continue de demander le libre choix pour les communes d’appliquer cette réforme dans le cadre d’expérimentations et d’un calendrier définis localement et une vraie solution financière pour les communes qui voudraient appliquer cette réforme, mais n’en ont pas les moyens ».

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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