Rythmes scolaires : la FCPE veut sanctionner les maires boudant la réforme en 2013

Éducation

La fédération de parents d’élèves FCPE appellera à sanctionner aux élections municipales de 2014 les maires qui n’adopteraient pas la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 sans prouver leur impossibilité, a indiqué vendredi son président Jean-Jacques Hazan.

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La réforme, qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, le raccourcissement de la journée de classe et des activités périscolaires, ne fera pas partie de la future loi sur l’école, mais fera l’objet d’un décret qui sera examiné le 8 janvier 2013 au Conseil supérieur de l’Éducation (CSE, consultatif). « Dans ce décret, nous souhaitons que seuls ceux qui ne peuvent pas et qui le prouveront, qui expliqueront pourquoi, puissent avoir une dérogation, et faire attendre les enfants encore un an », a déclaré M. Hazan, le président de  la FCPE, lors d’une conférence de presse. Il a estimé que le système français, avec quatre journées de classe de six heures par semaine, « est le plus catastrophique de l’OCDE ». « Il n’est pas question que ce soit par choix, sinon nous appellerons à sanctionner les maires aux élections de 2014 », a-t-il indiqué. « Ceux qui ne peuvent pas, c’est une chose, ceux qui ne veulent pas, c’est autre chose », a-t-il ajouté, citant le maire UMP de Nice Christian Estrosi.

Dans un communiqué, ce dernier a confirmé son opposition, soulignant que « ce n’est pas lui qui ne souhaite pas une réforme des rythmes scolaires mais plutôt les Niçoises et Niçois qui ont répondu à une consultation lancée à Nice en octobre dernier ». « La réponse est claire : 80,66 % des personnes (ayant répondu à des questionnaires envoyés par la mairie) ne souhaitent pas de modification de la journée scolaire », déclare M. Estrosi, cité dans le communiqué, assurant qu’il « défendra avec toute son énergie la position des Niçoises et des Niçois auprès des instances nationales ».

Le président François Hollande avait annoncé en novembre que la réforme des rythmes scolaires « s’étalera(it) sur deux ans », 2013 et 2014, répondant à l’inquiétude des maires qui réclament du temps face au coût et à l’organisation que cela suppose pour les activités périscolaires, le ramassage scolaire, la cantine… Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi une aide de 50 euros par élève, ou de 90 dans les zones en difficulté, afin d’inciter les communes à appliquer la réforme dès 2013. En 2014, les communes situées dans les zones en difficulté bénéficieront encore d’une aide de 45 euros par élève.

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