Rythmes scolaires : la mairie de Paris rejette une proposition de NKM

Éducation

La mairie de Paris a sèchement rejeté mardi les ajustements à la réforme des rythmes scolaires (ARE) proposés par la présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, affirmant qu’ils ne correspondaient à « aucune » demande formulée par la communauté éducative. L’UMP a récusé cette affirmation, document à l’appui.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

L’UMP a récusé cette affirmation, document à l’appui. Se fondant sur les résultats d’une consultation menée sur internet, qui a recueilli un millier de réponses, Nathalie Kosciusko-Morizet avait proposé au Conseil de Paris de regrouper à titre expérimental dans quelques écoles les activités périscolaires sur une après-midi, le jeudi, au lieu de deux après-midi, les mardi et vendredi. « Le rectorat (…) a proposé à toutes les écoles qui le souhaitaient de faire remonter des demandes de dérogation à l’organisation du temps scolaire.

Parmi les demandes formulées (…), une trentaine environ, (…) aucune ne concernait le regroupement des activités périscolaires sur une demi-journée », lui a répondu en séance l’adjointe de la maire de Paris en charge des Affaires scolaires, Alexandra Cordebard. « En conséquence, votre demande de regroupement des activités périscolaires le jeudi après-midi ne correspondant à l’évidence à aucune des demandes formulées par les professionnels, et ne procédant d’aucun consensus au sein des communautés éducatives, j’émets un avis résolument défavorable à votre vœu », a-t-elle ajouté. Mme Cordebard a souligné la nécessité, plutôt que d' »installer davantage de désorganisation voire de désordre », de « respecter le besoin de stabilité et de sérénité exprimée par les écoles ».

Le groupe UMP a contesté cette affirmation. Selon un document transmis à l’AFP, sur trente demandes de dérogation émises par les écoles, quatre sollicitent le regroupement des activités périscolaires sur un après-midi, généralement le vendredi, comme cela se fera à Lyon. 137 000 enfants sont scolarisés à Paris, dont 110 000 ont participé en 2013-2014 aux activités périscolaires de l’ARE.

La Ville, qui se félicite de la manière dont la réforme des rythmes scolaires a été mise en place, procèdera en 2014-2015 à des aménagements mineurs. 300 agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) supplémentaires seront ainsi embauchés en 2014 et 2014, a précisé la Ville à l’AFP.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

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