Rythmes scolaires : le ministre plaide pour une « progressivité » de sa réforme

Éducation

Le ministre de l’Éducation Vincent Peillon a plaidé jeudi pour une « progressivité » de la réforme des rythmes scolaires, prévue pour démarrer en septembre 2013, lors d’une rencontre avec des élus du Puy-de-Dôme.

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Interpellé sur le coût de cette réforme pour les communes rurales, M. Peillon a affirmé que personne ne devait se sentir le couteau sous la gorge, car il y avait encore du temps pour se préparer. « Personne n’a été pris par surprise. On va faire les choses progressivement. Ne soyons pas stressés. Cette progressivité, j’y tiens », a-t-il affirmé.

Lors d’un débat organisé à Manzat, un village de 1 350 habitants, le ministre a été interrogé par le maire de Chapdes-Beaufort et conseiller général Lionel Muller (UMP), pour qui l’instauration d’une semaine de quatre jours et demi représente « une charge supplémentaire, surtout pour les petites communes ». « Nous sommes républicains, nous allons mettre en œuvre cette réforme, mais à quel coût ? », a-t-il lancé. « Cette réforme, elle est à la fois une immense réforme dans l’intérêt des enfants, mais elle suppose pour les uns et les autres une réorganisation de travail, de vie, de pédagogie, de transports. C’est une très grande réforme que l’on doit porter tous ensemble », a répondu le ministre.

« Aujourd’hui les communes n’offrent pas du tout la même chose aux enfants donc pourquoi vous voulez avoir une réponse à 36 000 situations différentes. Il y a des communes qui aujourd’hui accueillent les enfants le mercredi toute la journée, le soir, leur donnent des activités, et puis il y en a d’autres qui ne font rien », a relevé M. Peillon devant les journalistes. « Alors on va donner la même chose aux uns et aux autres ? Ce qui est passionnant dans une réforme comme celle-là, c’est qu’il faut l’adapter à tous les endroits. Il faut donner plus à ceux qui ont moins, c’est-à-dire les communes rurales et les communes urbaines difficiles », a-t-il insisté. « Donc il y aura 50 euros (d’aide de l’État) pour les enfants de chaque village, chaque ville et puis on rajoutera jusqu’à 90 euros sur deux ans pour les communes rurales et les communes urbaines en difficulté », a dit le ministre. « Nous sommes le seul pays du monde où il y a quatre jours d’école par semaine. Cette semaine de quatre jours conduit à une surcharge quotidienne. La semaine doit se tourner vers 9 demi-journées », a-t-il encore dit. « On est au pied du mur. On y va », a-t-il lancé.

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Définir le projet périscolaire d'un territoire communal

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Structuré à partir du projet éducatif local (PEL) lorsqu’il existe, le projet périscolaire fixe les orientations vers lesquelles l’accueil de l’enfant doit tendre sur tous ces temps « périphériques », autour de l’école. Il ne peut se limiter à un catalogue d’actions ou d’activités, et ne se confond pas avec les modalités pratiques d’organisation.

Le projet est d’autant plus difficile à élaborer, et d’autant plus nécessaire, que ces temps sont souvent hétérogènes, que les intervenants auprès des enfants sont variés (de l’animateur à l’enseignant, de l’ATSEM à l’agent de service ou à la cantinière) et que les responsabilités peuvent y être confuses.

Le projet périscolaire est également complexe à poser parce qu’il peut recouvrir différents modes d’accueils des enfants (garderie, restauration scolaire, étude surveillée, accueil de loisirs associé à l’école…), mais aussi parce qu’il ne peut se construire sans de forts partenariats : celui de l’Éducation nationale d’abord, dont l’accompagnement éducatif vient souvent percuter – voire déstabiliser – les dispositifs existants ; celui des associations périscolaires ensuite, et notamment celles qui interviennent dans le champ de l’accompagnement à la scolarité ; celui des familles enfin, qui sont les premières intéressées par le suivi éducatif de leurs enfants.

Pourquoi élaborer un projet périscolaire ? Quelle est la place des personnels dans ce projet ? Outre l’Éducation nationale, quels sont les autres partenaires indispensables pour mettre en œuvre ce projet ?… Retrouvez toutes les réponses à vos questions en téléchargeant gratuitement la fiche « Définir le projet périscolaire d’un territoire communal ».

Cette fiche extraite du service documentaire L’action éducative en pratique vous est offerte par les Éditions Weka.

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