Viande de cheval : Vincent Peillon appelle à ne pas « alimenter la psychose »

Éducation

Le ministre de l’Éducation Vincent Peillon, interrogé dimanche sur l’éventuelle présence de viande de cheval dans les cantines des écoles françaises, a appelé à ne pas « alimenter la psychose ».

Peut-on être sûr que les enfants français ne mangeront pas de viande de cheval, présentée comme de la viande de bœuf, à la suite du scandale révélé ces derniers jours ? « On ne peut pas être sûr absolument de cela », a-t-il répondu au « Grand rendez-vous » d’Europe1-Aujourd’hui en France-Itélé, mais « je ne voudrais pas qu’on alimente une psychose à nouveau ».

« Il n’y a pas, cela a été dit par les plus hautes autorités, de problème de santé, pourquoi toujours vouloir se faire peur ? », a déclaré le ministre, rappelant au passage que les cantines relevaient de la responsabilité des collectivités locales et non de son ministère. « Ce pays – c’est d’ailleurs une des raisons de la réforme de l’école et de sa priorité – a tellement peur de l’avenir, il a peur de tout », a poursuivi le ministre. « C’est le mot que j’entends le plus en ce moment, « je suis inquiet, nous sommes inquiets, comment allons-nous faire ? » Il faut avoir aussi un petit peu de volonté, d’espérance, d’énergie, il faut se dire qu’il y a des choses positives », a commenté M. Peillon, à deux jours d’une mobilisation contre sa réforme des rythmes scolaires prévue mardi.

Revenant au scandale de la viande de cheval, il a commenté : « Il y a eu là un vrai défaut. Il y a toujours des méchants, disait Pascal. Donc il y a des fraudeurs en France, il y en a dans beaucoup de domaines », mais « on les a identifiés », a-t-il ajouté. « Maintenant, n’installons pas la peur partout », a-t-il insisté.

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