Vincent Peillon : la réforme des rythmes scolaires est une « révolution douce »

Éducation

La réforme des rythmes scolaires dans le primaire, avec des journées de classe plus courtes et l’accès à des activités péri-éducatives, est une « révolution douce » qui va réduire les inégalités et permettre d’avoir des enfants « plus épanouis », a estimé mardi 27 août Vincent Peillon à Feyzin, près de Lyon.

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« Il ne s’agit pas simplement de revenir à la semaine de 4,5 jours », abandonnée en 2008, mais de « réduire la journée de classe », a dit le ministre de l’Éducation nationale. « C’est ça la révolution car ça fait un siècle et demi que nous sommes à 6 heures de classe par jour ! » D’après les spécialistes, « les enfants ont 4 heures et demie au maximum d’attention », a-t-il ajouté, devant des enseignants, parents, animateurs, lors d’une rencontre avec le maire de Feyzin, Yves Blein.

Et ces journées de classe « surchargées » se répartissent sur une année scolaire la plus courte : « 144 jours de classe par an, cela n’existe nulle par ailleurs », a déclaré le ministre, soulignant également que les programmes sont « lourds ».

La réforme est « une révolution douce qui oblige à briser les barrières en France – entre tous les niveaux d’enseignement (primaire, secondaire…), entre enseignants et animateurs (…) et parce qu’elle va nous amener aussi à penser différemment l’école, l’État, et l’enfant lui-même. Pourquoi notre école serait nécessairement une des écoles du monde où les enfants souffrent le plus (…) Nous sommes une école de la compétition, de la sélection, du tri », a ajouté M. Peillon, rappelant que 25 % des élèves sont en difficulté d’apprentissage quand ils arrivent en 6e.

La réforme qui incite à organiser des activités péri-éducatives (culturelles, sportives, artistiques) est aussi un « message fort sur l’égalité sociale. Le mercredi matin, il n’y a que 25 % d’enfants qui vont au centre aéré, les autres restent chez eux. Là, selon des études, ça va être 80 % d’enfants qui vont être pris dans le périscolaire« , s’est-il félicité.

« On aimerait que les activités périscolaires soient gratuites », a souligné de son côté la ministre des Sports Valérie Fourneyron. Elle a également estimé que la réforme permettra une  » accessibilité à la diversité des savoirs culturels, sportifs, artistiques pour un maximum d’enfants ».

Yves Blein a souhaité appliquer la réforme dès cette rentrée car « c’est un investissement d’avenir ». « Je suis convaincu que les collectivités locales doivent aider l’État dans son ambition de rénover le système éducatif pour que tous les enfants réussissent leur scolarité ». Le coût pour la commune est d’environ 200 euros par an et par enfant, dont il faut déduire l’aide de l’État et des Caisses d’allocations familiales.

 

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