Hervé Morin élu président de Régions de France

Élus

Le président UDI de la Normandie, Hervé Morin, a été élu mercredi 22 novembre président de Régions de France (ex-ARF), lors d’une assemblée générale des présidents de région.

Hervé Morin, 56 ans, ancien ministre, succède à Philippe Richert (Les Républicains), ex-président de la région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne, qui avait démissionné de ses fonctions fin septembre, sur fond de brouille État-régions sur les finances locales.

M. Morin présidera Régions de France jusqu’en juin 2019, puis cèdera sa place au président de Provence-Alpes-Côte d’Azur Renaud Muselier, en vertu d’un « accord » et pour « préserver l’unité » de l’organisme, a indiqué M. Muselier dans un tweet. Le socialiste François Bonneau (Centre-Val de Loire) reste président délégué.

« Je mesure la responsabilité que ça représente, dans un contexte particulier », a déclaré à la presse Hervé Morin, souhaitant incarner « l’unité, la cohésion » et la volonté « de bâtir un vrai pack des régions ».

« Nous partageons, quelle que soit la famille politique, la même conviction, c’est qu’une partie du redressement du pays passe par les territoires. Nous le démontrons au quotidien à travers notre capacité à réagir rapidement, innover (…) quand souvent l’État est lui empêtré dans ses procédures » ou « ses arbitrages interministériels », a-t-il poursuivi.

Les 18 présidents de région (13 régions métropolitaines, 4 régions et territoires d’outremer et Mayotte) rédigeront « rapidement » un manifeste, « document cadre » sur « ce que doit être la gouvernance publique », les relations entre l’État et les collectivités, ou encore le rôle des régions, et qui servira de « feuille de route » dans les discussions, a précisé M. Morin.

Ils vont aussi écrire au Premier ministre pour lui demander une rencontre, dans « l’idée de retrouver le chemin de la confiance et de la cohérence ».

« Nous voulons un référentiel budgétaire pour nous emmener jusqu’à 2022 avec un cadre stabilisé, à partir de compétences stabilisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, et c’est à cette condition là que nous reviendrons dans la discussion au sein de la Conférence des territoires », a précisé M. Morin.

La décision du gouvernement d’amputer les crédits des régions de 450 millions d’euros avait provoqué fin septembre la colère des présidents des exécutifs régionaux, qui avaient décidé de claquer la porte de la Conférence des territoires et de suspendre le dialogue avec l’exécutif.

Mise en place mi-juillet par le président Emmanuel Macron, la Conférence des territoires rassemble toutes les collectivités territoriales. Elle doit se réunir à nouveau en décembre.

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Posté le par Rédaction Weka

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