La police municipale de Nimes ne devait surveiller que les affiches du maire

Élus

Le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier (UMP), a affirmé mercredi 19 mars 2014 dans un communiqué avoir découvert dans la presse l’existence d’une note demandant aux policiers municipaux de surveiller exclusivement ses affiches électorales.

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Dans son texte, M. Fournier affirme avoir « découvert par voie de presse l’existence » de cette note « transmise par un chef de service de la police municipale » et a demandé « l’ouverture d’une enquête ».

Cette note interne de la police municipale de Nîmes, diffusée mercredi 19 mars sur les réseaux sociaux, demandait aux policiers de la ville de ne veiller que sur les affiches du sénateur-maire, candidat UMP à sa propre succession.

La note enjoint aux fonctionnaires territoriaux, dans le cadre de « la surveillance des bureaux de vote » de « vérifier que les affiches du sénateur-maire ne soient pas taguées ni déchirées » la nuit qui précédera le premier tour et celle qui précédera le second tour du scrutin. « Dans le cas contraire, il conviendra d’en aviser » le PC, ajoute le texte, dont l’AFP a obtenu une copie.

« Une telle initiative ne résulte d’aucune instruction de ma part ni de celle de mes collaborateurs », affirme M. Fournier qui assure « ne pas approuver le contenu » de la note.

Qualifiant l’incident de « grave », M. Fournier souhaite que la lumière soit faite sur l’auteur de cette injonction afin que puissent être prises « des sanctions disciplinaires si elles s’avèrent utiles et justifiées ».

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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