Présidentielle : les maires des petites villes interpellent les candidats

Élus

Les maires des petites villes ont demandé mercredi aux candidats à la présidentielle de « restaurer des relations de confiance entre l’État et les collectivités locales », tout en leur posant quatre questions sur l’évolution de leurs relations avec l’État.

« Il faut sortir d’un climat de méfiance et de défiance pour rétablir des relations de confiance entre l’État et les collectivités locales », a jugé le président de l’association des petites villes de France (APVF), Martin Malvy, en présentant un « Manifeste des petites villes » contenant 30 préconisations, qui sera adressé à tous les candidats.

« C’est une question essentielle pour sortir le pays de la crise économique », a-t-il poursuivi. « Les maires de petites villes feront très probablement en conscience des choix différents à l’élection présidentielle, mais je crois pouvoir résumer leur souhait unanime, celui que le futur président – quel qu’il soit – aime les collectivités locales, les territoires et les élus locaux », a dit l’ancien ministre socialiste.

L’APVF propose tout d’abord la création d’un Haut conseil des territoires, qui serait systématiquement saisi, pour avis, de tout projet de loi ou de décret intéressant les collectivités locales. Le président du Sénat Jean-Pierre Bel et le candidat socialiste François Hollande « reprennent peu ou prou cette proposition », a relevé M. Malvy. « Tant mieux », a-t-il dit. « Nous souhaitons bien évidemment que le plus grand nombre de candidats s’en saisissent. »

Sur le plan local, afin de favoriser la simplification de la répartition des compétences, les petites villes proposent une Conférence territoriale régionale, rassemblant les représentants de tous les niveaux de collectivités, pour arrêter un Schéma régional d’intervention publique, « décrivant qui fait quoi, où et avec le soutien de qui ».

Concernant les finances locales, l’APVF propose une « clause de retour à meilleure fortune ». Selon celle-ci, les concours financiers de l’État évolueraient en fonction de l’inflation et de la croissance, dès que les objectifs de réduction du déficit seront atteints.

Enfin, les maires de petites villes insistent sur la nécessité de définir un socle de services publics accessible par tous en trente minutes et de remplacer la révision générale des politiques publiques par une optimisation générale des politiques publiques, « qui soit guidée par le souci d’affecter les moyens de l’État au soutien des territoires qui en ont besoin ».

Créée en 1990, l’APVF fédère des villes de 3 000 à 20 000 habitants. Elle compte quelque 1 200 adhérents.

 

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