En 2022, la consommation d’énergie des Grenoblois couverte par les renouvelables

Énergie

L’énergéticien public local Gaz Électricité de Grenoble (GEG) a présenté vendredi 9 mars son plan d’investissement de 125 millions d’euros qui vise à couvrir en 2022 l’équivalent du niveau de consommation des 166 000 Grenoblois uniquement en énergies renouvelables.

GEG entend quasiment tripler une production actuelle 100 % renouvelable de 144 gigawatts/heure (dont 97 en hydroélectricité, 16 en éolien, 12 en photovoltaïque et 19 en biométhane) à presque 400 GWh (dont 143 en hydroélectricité, 209 en éolien, 27 en photovoltaïque et 19 en biométhane).

Ce niveau de production « représente le niveau de consommation des particuliers grenoblois », a précisé Christine Gochard, directrice générale de GEG.

« GEG a compris depuis longtemps que les énergies renouvelables ne sont pas un supplément d’âme mais l’avenir », a souligné Éric Piolle, maire écologiste de Grenoble, qui entend « créer la ville post COP21 ».

L’entreprise, née il y a 150 ans à Grenoble, berceau de la « houille blanche », a un « focus important sur l’hydroélectrique », néanmoins « l’éolien est le plus générateur d’opportunités », a souligné Mme Gochard.

L’entreprise, qui a déjà un parc éolien à Rivesaltes (Pyrénées-orientales) a plusieurs projets en Picardie, dans la Somme et dans l’Oise. Si certains font l’objet de recours, suffisamment d’autres sont assurés de voir le jour pour atteindre l’objectif visé en 2022, selon Julien Decaux, directeur adjoint à la production énergies renouvelables.

Parmi les projets de 2017 entrés en vigueur en 2018, GEG a cité le parc solaire de Susville, petite commune du sud de l’Isère qui valorise ainsi d’anciens terrils avec des panneaux d’une entreprise iséroise (Photowatt) ; la petite centrale hydraulique à Bozel (Savoie) qui couvre la consommation de 3 000 habitants ; ou encore les ombrières couvertes de panneaux sur trois parkings-relais à Grenoble.

Depuis le 1er mars, les dix dernières communes de l’Isère encore en régie ont fusionné avec GEG, portant les clients électricité de 100 000 à 120 000 et ceux du gaz de 45 000 à 50 000.

Mais pour tout autre collectivité qui ne serait pas en régie municipale, la réglementation actuelle ne permet pas de se soustraire au monopole de la distribution d’Enedis, ont déploré les élus.

En France, 5 % de la population est desservie par une entreprise locale de distribution (ELD), souvent issue de l’histoire locale.

GEG, qui emploie 400 salariés, a réalisé un chiffre d’affaire de 187 millions d’euros en 2016 et dégagé un résultat net de 4,2 millions d’euros.

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