Environ 1 000 enfants étrangers adoptés en 2014 par des parents français

Enfance et famille

À peine plus d’un millier d’enfants étrangers devraient avoir été adoptés en 2014 par des parents français, soit quatre fois moins qu’il y a dix ans, a estimé samedi 3 janvier 2015 le Quai d’Orsay à l’AFP, confirmant une information du Figaro.

Le ministère des Affaires étrangères a confirmé qu’il tablait sur « 1 000 à 1 100 adoptions à l’étranger en 2014 », contre 1 343 en 2013 et plus de 4 000 en 2004.

Au 30 novembre 2014, 935 visas avaient été accordés pour des enfants adoptés arrivant de l’étranger. Les données pour l’année complète seront disponibles à la mi-janvier, a précisé le ministère.

Pour la France comme pour les autres grands pays européens et les États-Unis, « le nombre d’adoptions baisse régulièrement car les pays d’où sont originaires ces enfants privilégient d’autres façons d’adopter, y compris dans leur propre pays, et cela réduit mécaniquement le nombre d’enfants disponibles à une adoption internationale », a expliqué un porte-parole du ministère.

Mais la France reste le quatrième pays en matière d’adoption internationale, a-t-il souligné. « Cela représente le nombre d’adoptions le plus bas depuis 30 ans », a commenté pour Le Figaro Béatrice Biondi, directrice de l’Agence française de l’adoption (AFA), opérateur public pour l’adoption internationale. « Si l’on arrive à 1 050 adoptions internationales » en 2014, « il s’agira d’un recul d’environ 22 % par rapport à 2013 », a-t-elle ajouté.

Selon les statistiques officielles, il faut remonter à 1980 pour passer sous le cap symbolique des 1 000 enfants étrangers adoptés (935 visas délivrés cette année-là).

Le déclin devrait en toute logique se poursuivre, note Le Figaro, car la Russie, premier pays d’origine des enfants adoptés à égalité avec le Vietnam, s’apprête à mettre un terme aux demandes individuelles d’adoption pour n’accepter que les dossiers présentés par les organismes agréés pour l’adoption (OAA) ou l’AFA, chargés d’accompagner les parents dans leurs démarches et de sécuriser les processus.

En Afrique, le nombre d’enfants recueillis par des étrangers devrait également chuter, alors que le Mali ferme ses portes à l’adoption internationale ou que nombre de pays, comme l’Éthiopie, durcissent leurs contrôles.

Si l’adoption n’était pas bloquée en République démocratique du Congo, 50 à 80 adoptions de plus auraient été réalisées en 2014, estime le Quai d’Orsay.

Quelque 20 000 candidats à l’adoption disposent d’un agrément en cours de validité, document indispensable pour recueillir un enfant, selon Le Figaro.

Après la Russie et le Vietnam, d’où arrivent 12 % des enfants, les autres pays d’origine sont la Chine (7 %), puis à égalité (5 %) la Thaïlande, l’Éthiopie, la Colombie et la Côte d’Ivoire, précise le quotidien. Lorsqu’ils sont accueillis, seulement 7 % des enfants adoptés ont moins de 12 mois et plus de la moitié ont dépassé l’âge de trois ans.
 

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