La FNAAFP/CSF veut susciter la synergie des acteurs de la périnatalité

Enfance et famille

La FNAAFP/CSF appelle à la mise en œuvre d’une alliance nationale de tous les acteurs de la périnatalité.

Son colloque organisé fin mars, sur le thème « Ensemble prenons soin du bébé. Une approche médicale et sociale pour prévenir les troubles relationnels parents/bébé », a permis de dégager une très grande convergence de vue de l’ensemble des acteurs présents, assure la fédération de l’aide à domicile FNAAFP/CSF. Ainsi, tous s’accordent sur la « nécessaire synergie » entre le monde de la santé et celui du social pour accompagner les familles à leur domicile, afin de prévenir la dépression du post-partum. De même, les acteurs revendiquent la double finalité de cet accompagnement :

  • Protéger l’enfant des conséquences des troubles relationnels mère/bébé sur son développement cognitif, social et affectif ;
  • Protéger la mère, en particulier des risques de répercussion de la dépression du post-partum sur sa santé à moyen ou long terme.

Les participants ont également plaidé pour une formation complémentaire à la formation initiale des TISF et des autres professionnels, centrée sur l’observation du lien mère-bébé. Par ailleurs, ils pointent « l’urgence » de la création d’une prestation familiale légale « périnatalité » gérée par la branche famille de la sécurité sociale. Cette revendication, développée lors du colloque par François Édouard, vice-président de la FNAAFP/CSF, a déjà été portée auprès du cabinet de la ministre des Solidarités et de la Santé. « Forts des résultats de ce colloque, nous allons continuer à nous battre pour sa mise en œuvre », promet la fédération.

Enfin, « et c’est un enjeu majeur », la FNAAFP/CSF appelle à la mise en œuvre d’une « alliance nationale la plus large possible », regroupant les représentants des professionnels de santé et du social, les associations de patients et d’usagers, les sociétés savantes investies en périnatalité. Ce même type d’alliance, en Grande-Bretagne, a permis de dégager les moyens nécessaires au financement de la psychiatrie anténatale et postnatale, dans laquelle les services d’aide à domicile spécialisés en périnatalité s’inscrivent, rapporte la fédération. « Nous ressortons de ce colloque plus forts pour mettre en œuvre ces différents chantiers, avec tous les acteurs de la périnatalité qui le souhaitent, au service du bien-être des parents et des bébés », a affirmé la FNAAFP/CSF début avril.

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