L’UNAF critique le quasi gel des prestations familiales

Enfance et famille

Selon l’UNAF, la très faible augmentation des prestations familiales prévue pour 2019 et 2020 va compliquer la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle pour de nombreux parents.

Dévoilant, fin août, les principales mesures du budget 2019, le Premier ministre a annoncé que les allocations familiales ne progresseraient que de 0,3 % par an en 2019 et 2020. Ce quasi gel des prestations familiales pour les deux années à venir, « bien en dessous de l’inflation », a aussitôt fait réagir l’Union nationale des associations familiales (UNAF). « Évidemment, ces annonces ne sont pas de bonnes nouvelles pour les familles avec enfants car, à nouveau, les prestations familiales risquent de faire l’objet d’économies, alors qu’elles ont déjà subi de très fortes réductions ces dernières années, réitérées en 2018 », a déclaré le 28 août sa présidente, Marie-Andrée Blanc.

Si le gouvernement a pour priorité l’emploi – ce que ne conteste pas l’UNAF -, l’Union tient à rappeler que la politique familiale et plus particulièrement les prestations familiales – complément mode de garde, prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE), allocations familiales… – facilitent la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, permettant ainsi aux parents de rester ou d’accéder à l’emploi. « C’est un levier que le gouvernement aurait tort de négliger dans sa volonté de relancer l’emploi ! », martèle Marie-Andrée Blanc.

L’UNAF lance une seconde alerte. « Après la baisse des APL en 2017, une sous valorisation des APL mettra encore davantage en difficulté des familles déjà fragiles et pour qui le logement représente une charge considérable », prévient l’Union nationale des associations familiales. De fait, l’aide personnalisée au logement (APL) devrait connaître la même augmentation limitée à 0,3 % par an en 2019 et 2020, a également annoncé Édouard Philippe.

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