Najat Vallaud-Belkacem évoque une réduction du congé parental d’éducation

Enfance et famille

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a évoqué mardi 18 septembre la possibilité de réduire, tout en le rémunérant mieux, le congé parental d’éducation, actuellement d’une durée de trois ans, afin de favoriser le retour des mamans sur le marché  travail.

Lors d’une conférence de presse à Rennes, la ministre a évoqué l’ouverture vendredi d’une négociation sur l’égalité professionnelle entre les partenaires sociaux et l’État, qui devra aboutir en mars. Parmi les sujets abordés, les partenaires sociaux se poseront la question de la durée de ce congé parental, a-t-elle indiqué. « Est-ce que ça ne serait pas pertinent de le réduire un peu, de le rémunérer mieux ? » s’est interrogée Mme Vallaud-Belkacem, rappelant que 98 % des bénéficiaires de ce congé étaient des femmes.

Ces dernières, au bout de trois ans, « ont beaucoup de difficultés à revenir sur le marché du travail », a-t-elle souligné. Mme Vallaud-Belkacem a annoncé que son administration allait travailler avec plusieurs régions sur un mécanisme de retour à l’activité de ces jeunes mères dès le début de leur congé parental, en leur offrant des bilans de compétences, des formations ou des emplois aidés.

Elle a appelé les négociateurs à chercher « comment faire pour que (le congé parental) soit mieux partagé qu’il ne l’est aujourd’hui par les hommes et les femmes ». Dans un couple, c’est souvent la femme qui sacrifie son emploi, moins bien rémunéré que celui de son conjoint, afin de prendre le congé parental, payé environ 550 euros par mois, a rappelé la ministre.

Le ministre du Travail, Michel Sapin, a annoncé lors de la même conférence de presse que l’État prendrait avant la fin de l’année un décret permettant de sanctionner les entreprises de plus de 50 salariés qui n’auraient pas mis en place un plan d’égalité salariale. Un décret d’application pris l’an dernier par le précédent gouvernement avait vidé de sa substance la loi sur l’égalité professionnelle, a expliqué le ministre. L’écart de rémunération entre les hommes et les femmes est de 27 %. À travail et qualification égaux, l’écart reste de 9 %, un chiffre « totalement inadmissible » pour Michel Sapin.
 

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