Emprunts toxiques: Maurice Vincent (PS) se félicite de la création d’une commission parlementaire

Finances locales

Le maire de Saint-Etienne, Maurice Vincent (PS), s’est félicité jeudi de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les emprunts toxiques, en regrettant l’absence d’une « structure de défaisance » pour récupérer et gérer ces emprunts.

 Il regrette que le ministre chargé des Collectivités territoriales, Philippe Richert, ne juge « pas nécessaire » la création de telles structures pour les emprunts à risques souscrits par les collectivités locales. « La création d’une commission d’enquête parlementaire est une avancée puisque les députés ont pris la mesure du problème qui est national », a déclaré à l’AFP Maurice Vincent. Saint-Etienne avait été la première ville française à annoncer l’assignation d’une banque, fin 2009, dans le cadre de la lutte des collectivités locales contres ces emprunts à risques. « La commission disposera de moyens pour prendre l’exacte mesure de ce problème et va dresser un état des lieux qui sera complété par le rapport de la Cour des comptes attendu courant juillet », a ajouté Maurice Vincent. Il a aussi estimé que « le seul fait que M. Richert évalue à sept milliards d’euros les emprunts toxiques contractés par les collectivités va dans le même sens que ce que je dis, parce que ce n’est pas anodin ». « C’est la moitié d’un Crédit lyonnais », a-t-il ajouté, en référence aux difficultés de cette banque qui avaient nécessité la mise en place d’une structure de défaisance.

Mardi, Philippe Richert avait avancé ce chiffre de sept milliards, tout en estimant « pas nécessaire » la solution préconisée par Maurice Vincent, à savoir la création « d’urgence » d’une structure de défaisance, qui serait chargée de reprendre les emprunts toxiques des collectivités souscrits auprès de banques. Un médiateur a été mis en place « pour gérer les dossiers difficiles », avait rappelé le ministre au Figaro, estimant que « la médiation renforcée devrait permettre de résoudre les derniers dossiers ». « J’évalue à 20 milliards d’euros les emprunts « graves » auxquels est confrontée l’économie française, et entre sept et 10 milliards les emprunts « très graves » qui ne peuvent pas trouver de sorties en terme de négociation parce que trop lourds », a dit Maurice Vincent, jugeant « de l’intérêt de tous, des collectivités comme des banques, de trouver des solutions mutualisées au niveau national ».

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Posté le par Rédaction Weka

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