Guéant : une « concertation » avant de toucher aux dotations des collectivités

Finances locales

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a expliqué lundi qu’une « concertation » était prévue avec les collectivités locales avant l’éventuelle mise en œuvre d’une modulation de leurs dotations pour réduire la dépense publique, comme évoqué dimanche par Nicolas Sarkozy.

« Il y a aujourd’hui une anomalie : c’est que l’État serre la vis pour ce qui le concerne, il fait des économies considérables, mais les collectivités locales ne le font pas », a déclaré M. Guéant sur LCI. « Nous allons discuter avec elles et je pense que nous pouvons trouver un certain nombre de responsables de bonne volonté pour nous permettre d’arriver dans la concertation. Sinon, nous pourrions moduler les dotations afin de parvenir à une meilleure discipline collective » en matière de dépense publique, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

« Il n’est pas question de mettre les collectivités locales sous tutelle. Ce serait contraire à la Constitution », a-t-il précisé.

Dimanche soir, Nicolas Sarkozy avait évoqué la possibilité pour l’État de « moduler » ses dotations aux collectivités territoriales, gérées en majorité par la gauche, en les appelant à « un effort de discipline » budgétaire.

Parlant de « divergence fondamentale entre les deux programmes » de François Hollande et Nicolas Sarkozy, M. Guéant a relevé que le président voulait « donner de la compétitivité à notre pays » et pensait que « la richesse doit être créée par les entreprises ». Le candidat socialiste à la présidentielle « propose des stages parking » pour résoudre les problèmes d’emploi, a-t-il dit, en référence aux emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes proposés par M. Hollande.

À propos du calendrier des réformes annoncées par Nicolas Sarkozy à trois mois de la présidentielle, M. Guéant a souligné qu' »il n’était pas possible de faire la même année la réforme des retraites et ce qui est prévu en ce moment avec une augmentation du taux de la TVA et l’allègement des charges ».

« Maintenant nous sommes au pied du mur, il faut le faire », a-t-il insisté, après avoir rappelé que « le président n’a pas été élu pour 4 ans et demi » mais « pour 5 ans ».

Enfin, il a répété qu’il trouvait François Bayrou « idéologiquement proche »de l’UMP, même s’il « n’est pas aimable ».

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