Les régions refusent de nouvelles coupes dans leur budget

Finances locales

Les finances des collectivités seront au centre du congrès de Régions de France qui se tient ce jeudi à Orléans, entre volonté des patrons de région de travailler en confiance avec l’État et refus de nouvelles coupes dans leur budget.

Les présidents de conseils régionaux sont furieux d’avoir appris, à la veille de la présentation du projet de budget 2018, la suppression d’un fonds de soutien au développement de 450 millions d’euros qui leur était alloué au titre de l’élargissement de leurs compétences économiques.

« C’est un scandale, d’autant plus que le président de la République et le Premier ministre ont dit publiquement à plusieurs reprises qu’il n’y aura pas de baisse des dotations. Et là, on baisse de 450 millions », s’insurge Philippe Richert, le président LR de Régions de France, qui regroupe les chefs des exécutifs régionaux. « Totalement inacceptable » pour le président de la région Grand est, qui dénonce « une remise en cause globale » des relations entre l’État et les collectivités.

Pour protester contre ces nouvelles coupes, les représentants des régions ont quitté mardi la réunion du Comité des finances locales (CFL) consacrée à la présentation du budget.

Philippe Richert devait encore s’entretenir mercredi soir avec Édouard Philippe pour tenter de trouver une solution. Le Premier ministre sera donc très attendu jeudi matin à Orléans, où il doit intervenir en ouverture des travaux.

Dans une tribune diffusée mercredi, 17 présidents de régions et collectivités d’outremer demandent « solennellement » au chef de l’État et au Premier ministre de tenir leurs engagements. « Nous sommes prêts à nouer un pacte girondin avec l’État autour des réformes indispensables pour notre pays », écrivent-ils. Mais la suppression de 450 millions d’euros de crédits placerait selon eux les régions « dans une situation de grande fragilité financière ».

Près de deux ans après la mise en place des 13 nouvelles grandes régions métropolitaines, le congrès sera l’occasion de dresser un état des lieux de la réforme de 2015 qui a modifié en profondeur l’organisation territoriale et la répartition des compétences entre collectivités.

Selon un sondage OpinionWay pour Le Monde diffusé mercredi 27 septembre, la création des nouvelles régions n’a eu « aucun effet » pour 53 % des Français interrogés et pour une même proportion, l’influence des conseils régionaux « n’a pas évolué » au cours des dernières années.

La loi NOTRe de 2015 renforce notamment les compétences économiques des régions en matière de formation ou de soutien aux entreprises.

 

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Posté le par Rédaction Weka

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