Santé, éducation, infrastructures, logement : Annick Girardin présente 53 « engagements » pour Mayotte

Finances locales

La ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a présenté mardi 15 mai 53 « engagements » regroupant « près de 125 actions » en matière d’éducation, de santé, de logement, d’infrastructures, pour « améliorer la vie quotidienne », dans un plan chiffré à 1,3 milliard d’euros sur le quinquennat, hors ressources humaines.

Certaines de ces mesures avaient déjà été annoncées lors de sa venue en mars et d’autres avaient été présentées par le Premier ministre, Édouard Philippe, à Matignon le 18 avril.

En matière d’éducation, Mme Girardin a annoncé, lors d’une conférence de presse, près de « 500 millions d’euros d’investissements » sur le quinquennat pour la construction d’établissements scolaires, « soit environ le double que lors du quinquennat précédent ».

Elle a confirmé qu’un rectorat de plein exercice serait créé à Mayotte dans les deux ans pour « jeter les bases d’une véritable académie » et annoncé que « plus de 500 recrutements seront opérés ».

En matière de santé, elle a confirmé qu’une agence de santé de plein exercice serait mise en place à Mayotte, avec « un budget propre, indépendant de La Réunion ».

Les moyens dédiés à la prévention « seront augmentés de 50 % cette année et doublés, à hauteur de 15 millions d’euros à partir de l’année prochaine » et « un effort de près de 200 millions d’euros sera consenti pour investir et moderniser l’hôpital », comme l’avait annoncé la ministre de la Santé. 20 millions d’euros seront « investis dans des travaux de modernisation urgents ».

Pour faciliter l’accès aux soins des assurés sociaux, un « vrai système de consultations programmées à l’hôpital » sera mis en place et les personnes à faible revenu seront exemptées totalement de ticket modérateur « afin de leur ouvrir l’accès à la médecine de ville en 2019, avant l’extension de la couverture maladie universelle, CMU complémentaire, en 2022 ».

La ministre a aussi promis la création, en loi de finance 2019, d’un « fonds de développement social » destiné à construire des « crèches, établissements pour personnes âgées, services à la personne, aide aux parents, offre culturelle et de loisirs aux enfants hors de l’école… »

En matière d’infrastructures, l’État va mobiliser « plus de 110 millions d’euros au cours des quinze prochaines années, près de 40 millions d’euros sur le quinquennat », pour le développement des transports en commun, et va augmenter son effort financier « pour l’entretien des routes, souvent dégradées, y compris les routes départementales ».

L’État va aussi « mobiliser près de 150 millions d’euros au cours de la période 2018-2020 » pour accompagner les investissements des collectivités en matière d’eau, d’assainissement et de gestion des déchets.

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