Trois quarts des Français veulent plus de rigueur dans la gestion des finances locales

Finances locales

Pour 71 % des interviewés, les communes, départements et régions ne font pas assez d’effort pour maîtriser leurs dépenses.

Avez-vous le sentiment que les collectivités locales font des efforts suffisants pour maîtriser leurs dépenses et éviter la hausse des impôts locaux ? Seriez-vous favorable à ce que toute hausse d’un impôt local supérieure à 5 % fasse l’objet d’une consultation par référendum de la population concernée avant de devenir effective ? Enfin, estimez-vous qu’il conviendrait de réduire les subventions de l’État aux collectivités les plus dépensières ?

Ce sont les trois questions que l’institut de sondages d’opinion Ifop a posé pour l’Observatoire de la Fiscalité et des Finances publiques. Les réponses étaient attendues. Elles sont sans surprise !

71 % des Français interrogés ont évidemment le sentiment que les communes, départements, régions ne font pas assez d’efforts pour maîtriser leurs dépenses et éviter la hausse des impôts locaux. Un sentiment qui concerne davantage les artisans et commerçants (83 %), les travailleurs indépendants (84 %) qui se disent plutôt à droite (83 % pour l’UMP).

Près de huit personnes sondées sur dix (78 % exactement) se disent donc logiquement favorables (voire tout à fait favorables pour 38 % d’entre elles) à la tenue d’un référendum populaire préalable à toute hausse d’un impôt local supérieure à 5 %. Employés (81 %), ouvriers (79 %), retraités (79 %) le souhaitent davantage. Les partisans du Front national se montrent même farouchement convaincus (à 87 %) de la nécessité du référendum alors même que c’est un avis assez bien réparti entre la gauche (77 %) et la droite (78 %) en général.

Enfin, les trois quarts des interviewés estiment qu’il conviendrait de réduire les subventions de l’État aux collectivités les plus dépensières (75 %), une opinion partagée par 83 % des ouvriers, 89 % des sympathisants de l’UMP et 85 % des partisans du FN.

L’Ifop a réalisé son sondage sur un échantillon de 1 042 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing), du 3 au 6 mai derniers.

Alan Kerhel
 

Pour en savoir plus, consultez notre guide Pratique des finances territoriales

Posté le par Rédaction Weka

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