Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon : 200 fonctionnaires vont déménager

Fonction publique

Le préfet de la région Midi-Pyrénées, Pascal Mailhos, a évalué à environ 200 le nombre de fonctionnaires qui vont devoir déménager lors de la création en 2016 de la grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon.

M. Mailhos a indiqué que « l’équilibre actuel de l’emploi public régional de l’État sera maintenu, soit 55 % pour Toulouse et 45 % pour Montpellier », lors d’une conférence de presse à la préfecture de l’Aude, le  31 juillet.

Le préfet a déclaré ne pas pouvoir chiffrer l’impact précis de la réforme sur les effectifs régionaux, mais a précisé que les services régionaux de l’État représenteraient les deux tiers des réductions d’effectifs à partir du 1er janvier 2016, contre un tiers pour les services départementaux.

Le préfet a par ailleurs détaillé la répartition des compétences entre les deux métropoles, qui a fait l’objet d’échanges tendus au cours des derniers mois chez les élus des deux régions.

Montpellier héritera des sièges des services régionaux chargés de la culture (DRAC), de la santé (ARS), de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, ainsi que de la Chambre régionale des Comptes, comme l’avait annoncé le président (PS) de la région Languedoc-Roussillon, Damien Alary, jeudi soir.

Le siège national de l’Agence française de la biodiversité sera aussi installé à Montpellier, ainsi que la caisse du Régime social des indépendants (RSI) et du Bureau de recherche géologique et minière (BRGM).

Les deux académies, dont le périmètre n’a pas été modifié depuis 1809, seront conservées, mais le rectorat de Montpellier sera chargé de la coordination au niveau de la grande région, a indiqué la rectrice de l’académie de Montpellier, Armande Le Pellec Muller.

Toulouse, qui a été désignée capitale régionale provisoire par le gouvernement, se voit octroyer les sièges des directions régionales chargées de l’agriculture (DRAAF), de l’environnement (DREAL), des entreprises (DIRECCTE), ainsi que de l’Institut national des statistiques (Insee) et des finances publiques.

« Il n’y a ni vainqueur ni vaincu, mais un seul gagnant, la grande région », a assuré M. Mailhos, qui affirme que cette dernière va se hisser au 19e rang européen en terme d’activité économique, sur un total de 274 régions comparables.

Le gouvernement a présenté vendredi en Conseil des ministres ses premières décisions sur la réorganisation des services de l’État et arrêté la liste provisoire des nouvelles capitales régionales, après le redécoupage des régions françaises.

 

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