Création des maisons d’assistants maternels : les départements circonspects face à la politique menée en matière de petite enfance

Petite enfance

La proposition de loi relative à la création des maisons d’assistants maternels arrive aujourd’hui en discussion à l’Assemblée nationale. L’Assemblée des départements de France (ADF) demande le maintien d’un cadre national de référence garantissant la qualité et la sécurité de l’accueil des jeunes enfants.

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Alors que l’Assemblée nationale examine, ce jour, la proposition de loi relative à la création des maisons d’assistants maternels (déjà adoptée en première lecture par le Sénat le 14 janvier 2010), l’Assemblée des départements de France (ADF) relaie les inquiétudes des associations et des professionnels de la petite enfance, qui dénoncent un certain nombre de dispositions prévues dans ce texte.

Les départements sont, avec les communes, les collectivités territoriales en première ligne dans ce domaine, rappelle l’association des présidents de conseils généraux. Garants des conditions d’accueil des jeunes enfants sur leur territoire, ce sont effectivement eux qui délivrent les agréments, assurent le suivi et l’accompagnement des assistants maternels, tout au long de leur parcours professionnel. « Les départements de France sont, bien sûr, conscients des besoins de places d’accueil et sont, dès lors, favorables à l’objectif de créer des places diversifiées d’accueil. En cela, les regroupements ou demain les maisons d’assistants maternels peuvent apporter une réponse à des situations et des besoins locaux très divers. Mais cela ne peut se faire qu’en maintenant la qualité et la sécurité de l’accueil des jeunes enfants », assure l’ADF.
C’est pourquoi, l’ADF, devant les parlementaires, a renouvelé « sa demande de maintien d’un cadre national de référence, qui définisse un minimum de sécurité juridique, des critères harmonisés pour assurer un fonctionnement garantissant, au plan national, la qualité de l’accueil ».

S’agissant de la formation des assistants maternels, les départements s’inquiètent et s’interrogent sur la pertinence de ramener à 30 heures le nombre d’heures de formation préalables à l’accueil du premier enfant. « Car au-delà des complications que cette réduction engendre, tant pour les parents (qui devront trouver, dès les premières semaines de garde, un « remplaçant » à leur assistant) que pour les conseils généraux (qui ont contractualisé avec des organismes de formation sur le long terme pour assumer cette responsabilité), comment s’assurer qu’en 30 heures l’identification des besoins, la construction des relations à l’enfant… soient parmi les notions acquises par celles qui vont faire de l’accueil d’un enfant leur métier ? », interroge l’ADF.

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